"ECOUTE, ECOUTE, SURTOUT NE FAIS PAS DE BRUIT,
ON MARCHE SUR LA ROUTE, ON MARCHE DANS LA NUIT.
ECOUTE, ECOUTE, LES PAS DU SEIGNEUR VERS TOI,
IL MARCHE SUR TA ROUTE, IL MARCHE PRES DE TOI."

BULLETIN PAROISSIAL DE LA COMMUNAUTE DE SAINT JEAN BOSCO

Chaque mois, le Conseil Pastoral vous propose un fascicule qui retrace les événements importants passés et à venir, tous les temps forts programmés pour le mois ainsi que des témoignages afin d'informer la communauté.

Ecrire un article de temps en temps, un reportage, une interview, une revue de presse, une prière, un poème, un mot biblique, ... c'est participer à la vie de la paroisse. N'hésitez pas à nous proposer le fruit de vos investigations.



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Téléphone : 02 38 86 31 92

E-mail : donbosco45@orange.fr

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Décembre 2018

Dans la nuit se lèvera une lumière

Voici l’Avent : le temps de l'attente et de l'espérance. Dans notre actualité d'Eglise en souffrance, c'est la nuit. Là où l'on ne sait plus toujours où sont nos repères. Nuit où l'on sent la solitude, où l'on peut en arriver à ne plus voir de présence apaisante, rassurante, ni entendre une voix qui dise d'un ton juste et vrai : 'Confiance, Dieu a vaincu la mort !'. A la fin de l'année liturgique, nous lisons des textes qui parlent de tremblements de terre, de tsunamis, de guerres, de violences.... A certains moments personnels ou communautaires, ces mots nous touchent, car ils décrivent notre réalité spirituelle et humaine. Le temps de l'Avent, c'est le temps où, après ces violences qui nous ébranlent, il y a l'invitation à avancer dans le calme de l'attente : dans la nuit se lèvera une lumière. Ce sera la fête de Noël. Ce sera l'accomplissement des paroles bibliques annonçant la paix. Un temps de préparation, de purification, pour retrouver l'essentiel, pour reconstruire la confiance, la fraternité... La venue de l'enfant Jésus, ce sera l'invitation à la simplicité, à l'émerveillement. C'est comme une nouvelle création que nous attendons. L'Avent renvoie à ce temps du samedi saint : après la nuit du tombeau, la lumière de la résurrection va se manifester. L'amour éclatera dans nos cœurs : car même quand tout semble s'écrouler, l'amour reste toujours possible.
Père Philippe Gauthier

Novembre 2018

SAINTS dans la VIE

En cette TOUSSAINT 2018, au cœur des douleurs traversées par notre Eglise, gardons par devant nous cet appel à la sainteté de notre Pape François : « Tu ne te sanctifieras pas sans te donner corps et âme pour offrir le meilleur de toi-même dans cet engagement. Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Essaie de le faire en écoutant Dieu dans la prière et en reconnaissant les signes qu’il te donne. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Et permets-lui de forger en toi ce mystère personnel qui reflète Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui. Puisses-tu reconnaître quelle est cette parole, ce message de Jésus que Dieu veut délivrer au monde par ta vie ! Laisse-toi transformer, laisse-toi renouveler par l’Esprit pour que cela soit possible, et qu’ainsi ta belle mission ne soit pas compromise. Le Seigneur l’accomplira même au milieu de tes erreurs et de tes mauvaises passes, pourvu que tu n’abandonnes pas le chemin de l’amour et que tu sois toujours ouvert à son action qui purifie et illumine ! »
(Gaudete et exsultate, 23, 24 – L’appel à la sainteté dans le monde actuel)

Octobre 2018

Être le bon pasteur !

En ce 7 octobre, nous célébrons le démarrage d’une nouvelle année pastorale. Ce mot « pastorale » nous rappelle le Bon Pasteur, celui qui donne la vie pour ses brebis. Il nous rappelle aussi que nous sommes, anciens et nouveaux, comme des pasteurs, comme baptisés invités à prendre soin de ceux qui les entourent... Nous sommes chrétiens les uns avec les autres, jamais isolés, toujours en communauté ! Mais pour cela il faut nous rencontrer, nous connaître, pour communier aux joies et tristesses, aux espoirs et doutes de chacune des personnes qui sont à nos côtés et à qui nous donnons la paix chaque dimanche à la messe ! Ou tout simplement les personnes avec qui nous vivons dans nos familles, dans notre rue, dans notre immeuble, à l’école, au travail !
Vivre ainsi en chrétien... c’est tout simplement être pasteur, être missionnaire, porter la joie de l’Evangile ! Vivre ainsi... c’est faire synode, c’est cheminer ensemble avec le Christ ! Et pour prendre ce chemin avec le Christ nous avons besoin des autres chrétiens, besoin de la communauté, besoin de la paroisse. Et les autres... cette année, ont besoin de moi !

Septembre 2018

Se rencontrer pour se reconnaître

Parler de rentrée en Eglise n’a rien à voir avec la mission reçue de notre baptême: porter la joie de l'Évangile. Nous n'en sommes pas sortis, nous ne rentrons donc pas. Nous continuons, tout simplement, en ce début d'année pastorale, à accueillir Jésus et à reconnaître les frères dans la rencontre. Avec une EAP renouvelée dans sa mission. Avec le père Philippe Gauthier que nous accueillons les bras ouverts.
"Le père Blaquart, notre évêque, m'a nommé pour un an comme prêtre accompagnateur de la paroisse Don Bosco. J'arrive donc en ce début d'année pastorale avec joie parmi vous. J'ai célébré deux fois l'an passé avec vous. J'ai apprécié le dynamisme, la joie, l'accueil, la diversité de l'assemblée. La messe télévisée du 6 mai dernier a aussi manifesté la qualité de l'assemblée paroissiale ! J'arrive avec bonheur pour soutenir cet élan fraternel et missionnaire. J'arrive aussi avec inquiétude : ma présence ne pourra pas être aussi importante que je le souhaiterais, ayant le rôle de vicaire général, et m'occupant des diacres permanents sur le diocèse, et de leur formation au niveau provincial. Merci à vous de m'accueillir tel que je suis."
Philippe Gauthier, VG et prêtre accompagnateur

Juillet-Août 2018

Porter la joie de l’Evangile dans le monde actuel !

Un ami, un serviteur, un Prêtre
Il nous a accompagnés dans la belle mission que notre Evêque nous a confiée. Le père Jean-François s’en va. Que le témoignage qu’il nous laisse nous aide à rendre grâce pour cet ami, ce serviteur, ce prêtre !
« Le 24 juin, Solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, mon saint patron, j’ai fêté également, jour pour jour, mon quarante-cinquième anniversaire d’ordination presbytérale. « Jean était la lampe qui brûle et qui luit » (Jn 5, 35). J’ai essayé d’approcher au mieux son témoignage comme de suivre la devise de notre fondateur Jules Chevalier : « Aimé soit partout le Cœur Sacré de Jésus ». C’est bien tout cela qui a coloré mon ministère au service de l’Eglise, jusqu’à présent. Une autre Parole de l’Evangile m’a aussi toujours tenu à cœur, émanant du Seigneur lui-même : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » (Lc 12, 49).Tout en reconnaissant mes pauvretés, j’ai eu à cœur de rejoindre prioritairement les enfants et les jeunes ainsi que leurs éducateurs, sans négliger les « anciens » des communautés chrétiennes vers lesquelles j’ai été envoyé ; et soucieux de susciter l’Espérance chez les déshérités et les plus pauvres, aux cultures fort diverses. « Porter la Joie de l’Evangile », dans « la Joie et l’Allégresse », reste bien pour nous tous, l’objectif prioritaire, en vue de notre mutuelle sanctification. Merci, Seigneur; et merci à vous toutes et à vous tous de la communauté chrétienne de l’Eglise de saint Jean Bosco, Eglise des Peuples du Monde ».
P. Jean-François


La Sagesse
La Sagesse ressemble à la vieillesse pour le commun des mortels.
Elle revêt son manteau gris et sa bouche fait silence.
La Sagesse sait attendre avec la patience que même
Le temps de son pas pressé ne saurait freiner ou accélérer.
La Sagesse est bonne et seuls les chanceux peuvent l’avoir.
Elle est discrète et s’invite à tous les âges pour apaiser.
La Sagesse sème des regards justes et des silences parlants
Pour effacer les rides de colère creusées sur les visages.
La Sagesse est douce à chuchoter comme une longue caresse.
Elle se veut réconciliatrice dans tous les cœurs fougueux.
La Sagesse sait installer le calme dans les esprits
Remplis de confusion pour faire naître enfin la paix.
Joanne YANG

Juin 2018

Aller au-dehors... par la télé aussi ?

Le 6 mai, l’envoi en synode a pris une couleur particulière pour notre communauté paroissiale. La joie d’un peuple qui célèbre, la joie de notre fraternité colorée s’est donnée à voir en traversant l’écran pour rejoindre des centaines de millier de personnes bien au-delà de nos murs ! Les échos reçus de plusieurs lieux, d’amis et d’inconnus, disent la surprise provoquée par tant de joie et de lumière mais aussi la reconnaissance que c’était bien l’Argonne qui priait, chantait et, humblement, montrait un certain visage d’Eglise, le visage d’une Eglise des peuples du monde. Reste, toutefois, pour chacune et chacun de nous, l’interrogation du synode : notre joie est-elle la Joie de l’Evangile ? Comment cette joie éclaire-t-elle la vie de nos quartiers ?
Comme nous le redit notre Evêque dans sa lettre de la Pentecôte : « Le monde nous attend beaucoup plus que nous ne le pensons. Ils attendent de vrais frères et sœurs entre eux et avec eux dans les combats de l'existence, réellement disciples de cet homme nommé Jésus. Ils attendent une Bonne Nouvelle qui les libère. Ils attendent la joie qu'ils n'espèrent plus, la joie de l'Evangile ! », la joie de se savoir aimés, pardonnés, relevés, ressuscités ! »


Confiance

La Foi telle que je la côtoie s’appelle « Confiance ».
Elle est tantôt une amie lorsque j’arrive à la tenir
Entre mes mains comme un diamant brut.
Tantôt elle disparaît sans prévenir pour un temps indéfini
Alors que j’ai tant besoin d’elle à mes côtés.

La Foi, elle est une force divine qui s’invite dans mon cœur.
Elle sait me rassurer quand j’ai peur du vide immense
Ou que je suis perdue sur le chemin du Christ.
Parfois elle se fait lumière joyeuse et paillette mon esprit
Alors je sens que la vie renaît en moi plus forte.

La Foi comme je l’imagine ressemble au roc des montagnes.
Elle embellie et illumine mon âme de charité et de bonté
Comme si c’était enfin le don du Créateur divin.
Dans d’autres circonstances, elle se ramollit et faibli
Alors je la cherche pour la nourrir d’Amour et de Vérité.
Joanne YANG

Mai 2018

Une Eglise qui quitte son entre-soi ?

Cette question qui a l’odeur du synode est le titre donné par le journaliste du Jour du Seigneur au magazine qui suivra la diffusion de la messe depuis notre église, le 6 mai.
Sans préjuger des réponses qui ressortiront des reportages et aussi de l’interview de notre évêque, nous pouvons nous la poser, chacun pour soi et tous pour notre communauté paroissiale. En fait, nous sommes Eglise de Jésus-Christ pour nous, entre nous ou pour les autres, pour les habitants de nos quartiers de l’Argonne ? A quoi servons-nous, ici, sur ce territoire que nous habitons avec des milliers d’autres femmes, hommes, jeunes et enfants, venus du monde entier ? Comment vivons-nous en actes la mission reçue à l’occasion de notre baptême d’aller porter témoignage de l’Amour miséricordieux de Dieu, de porter la Joie de l’Evangile, de porter l’Espérance de la Résurrection à nos frères ?« Voilà ce que je vous demande : soyez des pasteurs pénétrés d’odeur de leurs brebis, qui sentent cette odeur »
Pape François


Mon baptême
Beau, majestueux et indéfinissable Dans la pureté née du Christ charitable.
Bénite, l’eau lave les doutes de mon âme affaiblie et réveille la vraie flamme Nouvelle et lumineuse du Dieu Amour.
Mon baptême, parfumé de l’innocence dévoile la royauté encrée en mon sein et chasse loin de moi Le péché, la détresse et la vulnérabilité.
Mon baptême, manteau du Christ devenu mon armure contre les vents et marées de la tentation.
Chaque pierre posée est une élévation sûre et bienheureuse de mon esprit attendri.
Mon baptême, transparent du mélange de joie et naïveté veut se nourrir et solidifier la foi éveillée.
Seule l’étape du sacrement de confirmation peut affirmer et affermir mon cœur d’adoration.
Dans les pires épreuves de la vie, le chemin vrai à suivre est celui du Christ vivant pour toujours me projeter vers l’avant.
Mon baptême, me transforme et façonne pour que naisse en Christ le soldat juste et victorieux toujours porteur de la Parole libératrice et posant les actes aux bienheureux.
Joanne YANG

Avril 2018

Pâques m’appelle par mon baptême !

Sur les pas du catéchumène cheminant vers le baptême, Et tâtonnant avec discrétion au rythme des clochers, Je finis toujours en me cherchant dans ce miroir où seuls les noms inscrits peuvent prendre vie. Je m’interroge en espérant de recevoir des certitudes réconfortantes et criantes de vérité. Hélas, ma quête existentielle bouleversant mon esprit affaibli me guide souvent vers la paresse spirituelle. Ecoutant les louanges dominicales, je guéris de mon abandon. Et là, enfin renaissant des eaux boueuses, je respire. J’aspire à vivre de cette force qui m’habite tant tout en sssayant de la connaitre et de la comprendre. Enfin qu’arrive la Pâque ! Mon esprit se réveillant flambant ! Pâques m’appelant par mon baptême m’ouvre la route. Je sais qu’en cherchant encore et toujours, je trouverai la foi,
Cachant jalousement le trésor de Ton Immensité dans mon cœur.
Joanne YANG


Le PARDON s’est levé du tombeau !
Les bras en croix
de ce Dieu fou d’amour nous disent – avec la force de sa mort et de sa résurrection – qu’une NOUVELLE PORTE s’ouvre dans nos vies !
Fini le découragement des jours sombres!
Fini le sommeil de l’accommodation !
Fini le poids des incertitudes !
Finie l’angoisse de l’avenir !
Finie
l’indifférence devant le frère souffrant !
L’incroyable s’est réalisé. Les bras ouverts du Ressuscité sont là qui prennent nos peines et douleurs ; qui nous arrachent à nos colères et rancœurs ; qui nous relèvent de nos peurs et angoisses ; qui nous entraînent dans l’espérance d’une Nouvelle Terre... dans laquelle nous acceptons d’aimer plus, d’aimer mieux et de nous laisser aimer par Celui qui s’est donné par amour... pour nous attirer à Lui, à son pardon miséricordieux ! !
« Vous qui avez jeûné et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous ! Que personne ne reste sur sa faim ! Venez tous puiser aux richesses de la miséricorde ! Que nul ne déplore ses péchés : le pardon s’est levé du tombeau ! »
(St Jean Chrysostome).

Mars 2018

Accommodés ou inquiets ?

Carême et synode, deux réalités qui peuvent nous toucher... SI nous le voulons ! Confirmation des jeunes de l’aumônerie, appel décisif des catéchumènes venus de tout le diocèse, messe télévisée du 6 mai, trois évènements qui peuvent nous toucher... SI nous le voulons !
Aller vers les autres, tisser avec nos différences une terre fraternelle... accueillir la joie des jeunes confirmés, se laisser toucher par l’émotion des futurs baptisés de Pâques, se demander à quoi nous servons dans ce quartier que la télévision va montrer à la France entière... que d’occasions manquées... SI nous restons accommodés avec seulement ce que nous avons.
Et SI la Mort et la Résurrection du Christ nous touchaient au point de nous inquiéter parce que d’autres attendent la Joie de l’Evangile ?

Pas à pas, ouvrons-nous à l’inconnu...
*Apprenons à nous approcher de l’autre
*Laissons-nous toucher par l’autre
*Acceptons de nous lier avec l’autre
*Donnons-nous pour le bien de l’autre
*Elevons notre humanité avec l’autre

Février 2018

Synode et Carême, du temps pour tisser une terre fraternelle !

Le 14 février prochain nous entrons dans le temps du Carême qui prépare nos cœurs à l'accueil du don total de Jésus. Par sa mort et sa résurrection il nous entraîne vers un chemin où la VIE aura toujours le dernier mot. Ce chemin de Carême coïncide avec le chemin synodal qui nous envoie à la rencontre de l’autre – semblable et différent - pour casser les murs de l’ignorance, du rejet, de l’indifférence, pour tisser un monde de frères... pour que vive la VIE ! Le Pape François nous invite à prendre le temps de la rencontre : « l’Église a besoin d’un regard de proximité pour contempler, s’émouvoir et s’arrêter devant l’autre chaque fois que cela est nécessaire ». Prenons le temps de nous retrouver et d’accueillir au sein de notre communauté la diversité des uns et des autres comme une richesse. Nous sommes tous appelés à « tisser ensemble une terre solidaire »
Pas à pas, ouvrons-nous à l’inconnu...
*Apprenons à nous approcher de l’autre
*Laissons-nous toucher par l’autre
*Acceptons de nous lier avec l’autre
*Donnons-nous pour le bien de l’autre
*Elevons notre humanité avec l’autre

jANVIER 2018

On embauche des porteurs de la joie de l’Evangile ...
pour allumer le feu de l’amour dans le monde
!

« Parfois, nous sommes tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des plaies du Seigneur. Pourtant, Jésus veut que nous touchions la misère humaine, la chair souffrante des autres. Il attend que nous renoncions à chercher ces abris personnels ou communautaires qui nous permet-tent de nous garder distants du cœur des drames humains, afin d’accepter vraiment d’entrer en contact avec l’existence concrète des autres et de connaître la force de la tendresse. Quand nous le faisons, notre vie devient toujours merveilleuse et nous vivons l’expérience intense d’être un peuple, l’expérience d’appartenir à un peuple »
« Dans notre relation avec le monde, nous sommes invités à rendre compte de notre espérance, mais non pas comme des ennemis qui montrent du doigt et condamnent. Ainsi, nous ferons l’expérience de la joie missionnaire de partager la vie avec le peuple fidèle à Dieu en essayant d’allumer le feu au cœur du monde »
Pape François,
La joie de l’Evangile, 270/272

Décembre 2017

Qu’est-ce que le Seigneur veut faire AVEC NOUS pour NOEL à l’Argonne ?

En route vers Noël, nous sommes invités par le synode de notre diocèse à marcher avec les habitants de nos quartiers, nos amis, les membres de nos familles, les voisins, les collègues de travail, les copains de l’école, du collège, du lycée !
Mais marcher... pour quoi faire ?
Pour nous soucier de leur bonheur, pour parler de la vie, de leurs joies et tristesses, des voies sans issue, des signes d’espoir que Jésus dans la pauvreté de la crèche est venu transformer en Espérance de Vie.
Pour dire, par nos gestes et actions, que l’Evangile du Pauvre de la crèche - la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres - est une joie pour nous. Est une joie pour tous les habitants de cette terre, les aimés de Dieu !
NOËL de JOIE et de PAIX !

Novembre 2017

Qu’est-ce que le Seigneur veut faire – avec nous – à l’Argonne ? C’est le synode...

Dans un mois, notre diocèse entre en synode. Dès maintenant nous pouvons nous demander : mais qu’est-ce que notre évêque veut de nous ou, mieux encore, qu’est ce que le Seigneur veut faire avec nous au sein de nos quartiers de l’Argonne ? Le synode est une occasion formidable pour nous mettre en chemin à la rencontre des habitants de nos quartiers. Rencontrer les hommes, les femmes, les jeunes et les enfants pour leur parler, pour qu’ils nous disent leurs peines, leurs joies, leurs espoirs. Pour leur demander s’ils attendent quelque chose des chrétiens. Pour découvrir avec eux ce que l’Esprit Saint dit, aujourd’hui, à notre Eglise !
Six mois pour converser avec les habitants
Jusqu’à l’été 2018, nous sommes invités à SORTIR, à ALLER RENCONTRER voisins, amis, sa famille, collègues.

Octobre 2017

Aucun baptisé ne renonce à l’Evangile !

Dans La joie de l’Evangile (§120), notre Pape François rappelle que « chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation (...) Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation ». Le pape attire, ensuite, l’attention sur une tentation qui nous guette tous, celle de réduire les chrétiens à deux catégories : ceux qui enseignent et ceux qui apprennent ou, par d’autres mots, ceux qui décident et ceux qui obéissent, ceux qui parlent et ceux qui ne disent rien, ceux qui pensent qu’ils doivent tout faire et ceux qui attendent toujours, ceux qui croient avoir le pouvoir et ceux qui restent toujours au fond ! Et pourtant, le Pape rappelle l’engagement qui vient de notre baptême : nous sommes toutes et tous appelés et envoyés à porter la joie de l’Evangile au cœur du monde. Et il va plus loin affirmant que le peuple de Dieu rassemblé a un instinct, un flair de la foi pour discerner les nouvelles routes que le Seigneur ouvre à l’Eglise. Dans notre communauté paroissiale nous essayons de vivre cet appel de l’Evangile : être disciples-missionnaires, accueillir Jésus et aller vers les frères ! Lors de notre messe de rentrée du 24-09-2017, nous avons toutes et tous entendu des appels à prendre notre part dans la vie de notre paroisse pour porter ensemble la joie de l’Evangile. Chacune et chacun avec ses dons, ses capacités, ses richesses et ses pauvretés, sa vie personnelle, familiale, professionnelle. Personne n’est exclu parce que seulement ensemble nous découvrirons ce que le Seigneur veut faire dans nos quartiers de l’Argonne ! Alors, j’y vais ou je n’y vais pas ?

Septembre 2017

Ce n’est pas la rentrée... on continue !

Il est vrai que l'on ne parle que de rentrée... des écoliers, des politiques, des groupes et associations divers.... Mais en Église, parler de rentrée semble bien éloigné de cette mission qui nous colle à la peau depuis notre baptême : porter la joie de l'Évangile. Nous n'en sommes pas sortis, nous ne rentrons donc pas. Nous continuons, tout simplement, en ce début d'année pastorale, à accueillir Jésus et à aller vers les frères. Pendant les douze derniers mois nous avons vécu de très belles choses au sein de notre communauté. Des initiatives ponctuelles ont dynamisé le quotidien de nos activités: chemins de l'Avent et de Carême ; prises de parole, le 28 février et le jour de la Pentecôte, pour que vive la communauté; panier de la solidarité et bol de soupe devenus indispensables avant Pâques. Et que dire des enfants, jeunes et adultes cheminant vers le Baptême, l'Eucharistie, la Confirmation ? Et les parents qui ont accepté d’accompagner la catéchèse de leurs enfants ? Et les groupes de partage d’Evangile ? Et les petites mains qui ont nettoyé et embelli notre église ? Et le succès du camp bible ? Le chemin est tracé, le synode annoncé par notre évêque va nous donner les marques pour que nous ne quittions pas ce chemin de fidélité : Humilité et audace. Ecoute et prise en compte des jeunes générations, des blessés de la vie, des adultes qui veulent renouer avec la foi et ceux récemment baptisés et confirmés, les personnes venues d’autres cultures et origines ! Bonne route avec l’amitié et l’engagement de l’EAP

Juillet-Aout 2017

LOUÉ SOIT JÉSUS CHRIST !

Loué soit Jésus-Christ ! Pour la récolte que nous faisons en cette fin d’année pastorale, où chacun a donné le meilleur de lui-même avec la grâce de l’Esprit Saint ! Après des mois de cheminement et des journées de préparation, nous rendons grâce à Dieu pour les enfants, les jeunes, les adultes qui reçoivent le baptême, l’eucharistie, la confirmation, le mariage, une ordination. Ils sont un don de Dieu pour nous.
Loué soit Jésus-Christ, au-delà des inévitables peines et soucis, pour tout le travail de l’Esprit tout au long de l’année écoulée ! Il y a ce qu’on voit, comme par exemple de grandes cérémonies, mais aussi, les plus simples, comme la visite à un malade, une aide à la réconciliation, une attention à une personne blessée. Loué soit Jésus-Christ pour tous ceux qui sont engagés résolument à sa suite dans leur communauté chrétienne et leur milieu de vie. Merci à ceux qui, au terme d’un mandat, ont exercé une responsabilité, et merci à ceux qui vont en prendre une ! L’Eglise vit lorsque chacun prend sa part. Loué soit Jésus-Christ pour toutes les relations fraternelles au quotidien, et pour tous les priants, connus ou plus cachés, qui portent notre communauté diocésaine. (...) Prions plus intensément pour préparer le synode à venir. Invoquons l’Esprit Saint pour une nouvelle Pentecôte sur notre diocèse du Loiret.
+Jacques Blaquart, évêque d’Orléans pour le Loiret

Juin 2017

Porter la joie de l’Evangile, témoigner de l’espérance !

Notre Evêque vient de nous envoyer en synode diocésain. Du 3 décembre 2017 (1erdimanche de l’Avent) jusqu’au 9 juin 2019 (Dimanche de la Pentecôte) nous allons reprendre le chemin de la mission. « Depuis bientôt 5 ans, notre diocèse est en démarche missionnaire, avec de multiples initiatives pleines d’espérance et un vrai tonus de certaines paroisses, mouvements et services. Mais comment élargir ce dynamisme missionnaire à tous ? Comment sortir du « On a toujours fait comme ça » et retrouver ensemble l’audace de la Pentecôte sous la conduite de l’Esprit Saint ? Tel est l’enjeu de l’aventure commune, le Synode, que nous allons vivre et que je confie à votre prière » (Père Blaquart, mai 2017). Nous allons prendre le temps d’écouter les joies, les tristesses, les espoirs, les déceptions de nos amis, voisins, habitants du quartier, collègues de travail ou d’école, membres de nos familles. Notre évêque nous invite, comme notre Pape François, à être « cette communauté chrétienne qui n’est pas enfermée dans une citadelle fortifiée, mais qui marche sur la route et y rencontre les personnes pour leur offrir la Parole de la vie, le témoignage de l’amour fidèle de Dieu » (Pape François, Rome, mai 2017). Peuple de Dieu appelé à être « le sel de la terre et la lumière du monde» (Math 5,13-14), Dieu « nous a créés comme une espérance pour les autres, une espérance réelle et réalisable... une vraie mobilisation contre l’indifférence qui nous gèle le cœur » (Pape François, Fatima, 13 mai 2017). Célébrons ce synode, faisons route ensemble, prenons la parole, pour que VIVE NOTRE EGLISE, salut pour NOTRE MONDE !

Mai 2017

Avec Marie, mère de l’évangélisation

Pendant le mois de mai, nous sommes invités à accepter que Marie nous prenne par la main sur le chemin du Ressuscité. « Elle est aussi bien la femme orante et laborieuse à Nazareth, que notre Notre-Dame de la promptitude, celle qui part de son village pour aider les autres « en hâte ». Cette dynamique de justice et de tendresse, de contemplation et de marche vers les autres, est ce qui fait d’elle un modèle ecclésial pour l’évangélisation. Nous la supplions afin que, par sa prière maternelle, elle nous aide pour que l’Église devienne une maison pour beaucoup, une mère pour tous les peuples, et rende possible la naissance d’un monde nouveau. » (Pape François, La Joie de l’Evangile §288). En tant que communauté chrétienne envoyée au peuple de nos quartiers de l’Argonne pour y rendre possible la naissance d’un monde nouveau, notre regard est attiré, cette année, par la célébration du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. Le message de miséricorde de Marie à Francisco, Jacinta et Lúcia, résonne de manière prophétique dans le monde d’aujourd’hui qui, comme en 1917, vit lui aussi en feu par la violence, le refus de l’autre, les pauvretés de toutes sortes. Comme les petits bergers le faisaient à chaque apparition nous pouvons demander à la Vierge « Mais qu’est-ce que vous nous voulez ? ». Notre évêque nous aide à trouver la réponse, dans son message marial au diocèse : « Que les mois qui nous conduisent à la célébration du centenaire soient mis à profit pour nous approcher les uns des autres ; pour bâtir des ponts à la place des murs ; pour ouvrir notre regard à la vie simple et trop souvent pleine de souffrances des hommes et femmes de toutes origines qui viennent jusqu’à nous ; pour que dans nos communautés paroissiales nous donnions de la valeur à l’expression simple de la foi des chrétiens venus d’ailleurs ». Dans ce monde en feu, accueillons le message de Notre Dame de Fatima comme source de paix et d’espérance ».

Avril 2017

Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

Dans l’empressement d’aller retrouver le tombeau vide – comme les femmes le matin de Pâques – il peut nous arriver d’oublier un peu tous les chemins de croix, passage obligé avant la résurrection, de notre humanité que notre Sauveur est venu épouser par son Incarnation. Comme l’ont fait les participants à la rencontre paroissiale du 28 février dernier (voir pages 3 et 4) nous sommes invités à regarder (pour y prendre part) les préoccupations et les espérances des habitants de notre quartier et plus largement de ce pays qui, par bien des côtés, souffre d’un mal qui devient chronique – le besoin urgent de fraternité. « Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. » Ces paroles de Mgr Pontier, président de a Conférence des Evêques de France, à Lourdes, le 28 mars dernier, dans un contexte d’élection présidentielle, nous rappellent notre envie d’accueillir Jésus et d’aller vers les frères. Le chemin parcouru, depuis le mercredi des cendres, atteste de la volonté de notre communauté de faire fructifier cet arbre de vie qui prend racines et forces dans la diversité de nos origines et cultures, dans la richesse de nos expressions de foi, dans la multitude de nos initiatives, si petites soient-elles ! Le matin de Pâques, Jésus est sorti vivant du tombeau. Il nous a entraînés avec Lui dans la victoire de la Vie sur la mort, de l’Espérance sur le découragement, de l’Amour sur les murs de l’indifférence et de la haine. Il est vraiment Ressuscité ! Ne laissons pas étouffer l’Evangile ! Alléluia !

Mars 2017

Un chemin de Carême pour faire jaillir la vie

Nous entrons dans le temps de Carême, Chaque dimanche, semaine après semaine, notre communauté paroissiale sera invitée à faire vivre un « Arbre de vie », symbole du passage de la mort à la résurrection. Il s’agit, pour chacun de nous, de nous mettre à l’écoute des cris du monde pour les transformer en actes d’Espérance. Nous continuons, ainsi, à mettre en lumière notre phrase de rentrée « Accueille Jésus, va vers tes frères ». Pour mieux accueillir nos frères il nous faut maintenant en être responsables et faire attention à tous ceux qui souffrent autour de nous. Le Carême nous invite à entrer dans un chemin de conversion et à devenir acteurs de ce changement tant espéré par notre monde. Laissons-nous transformer pendant ces 40 jours de Carême et entrons dans une espérance partagée avec nos frères pour :
** Écouter et nous laisser toucher par les cris du monde.
** Comprendre ce que nous entendons et voyons en cherchant à nous rendre plus proches de ceux qui crient.
** Espérer, croire et oser prendre des initiatives pour que les cris soient entendus.
** Agir avec ceux dont nous sommes loin, pour la justice et le bien commun.
** Célébrer la vie en Jésus-Christ, regarder ensemble les germes de vie autour de nous, les gestes de solidarité vers ceux qui nous appellent : là où Dieu est présent !

Pendant ce Carême, regardons au fond de nos cœurs avec la certitude que notre Dieu est un Dieu de tendresse et de miséricorde. Faisons-le parce que nous savons que le Christ a donné sa vie pour nous délivrer du péché et de la mort.

Février 2017

Béatitudes pour transformer la clameur du monde en espérance !

Depuis le premier dimanche de l’AVENT, nous avons fait l’apprentissage du chemin qui nous conduit vers Jésus et vers les frères. Notre évêque nous y invite et nous avons pris conscience que nous sommes une communauté qui veut témoigner d’un Dieu Père miséricordieux. Nous vivons de belles messes, nous faisons de très bonnes rencontres entre nous, nous soignons la prière de la communauté. Un nombre important d’entre nous prennent une part active dans cette vie communautaire. Nous en sommes heureux et rendons grâce. En ce mois de février et avant d’entrer dans le temps exigeant de Carême, prenons le temps de regarder notre vie dans le miroir des Béatitudes réécrites, pour aujourd’hui, par l’ancien évêque de Corse et de Versailles, Mgr Jean-Charles Thomas. Avec l’envie d’être des porteurs de Dieu dans ce monde en feu qui attend que nous transformions sa clameur en espérance !

Heureux
ceux qui vont à la rencontre de ceux dont l’Eglise est loin : non-croyants, croyants d’autres traditions religieuses, pauvres et étrangers, hommes et femmes d’autres cultures.
Heureux ceux qui acceptent d’aimer même ceux qui refusent de les aimer.
Heureux ceux qui acceptent d’exposer leurs idées tout en acceptant que les autres n’y adhèrent pas.
Heureux ceux qui suscitent dans l’Eglise et la société des lieux et des temps où chacun puisse être reconnu et prendre la parole.
Heureux ceux qui, sans craindre les épreuves, s’enracinent dans la durée et la patience, sans jamais se lasser de faire des petits pas pour rencontrer enfin les autres.
Heureux ceux qui ont un souci de cohérence entre leur propre vie et les combats qu’ils mènent.
Heureux ceux qui s’en remettent à Dieu chaque jour dans la prière.
Heureux ceux qui espèrent toujours : ils trouveront la route qui conduit au coeur des autres et de Dieu.

Janvier 2017

2017, nouvelle année, des vœux à notre portée !

En ce début d’année 2017 nous pourrions nous souhaiter ce que chacun veut... ce qui nous ferait plaisir, les vœux les plus communs : « santé, sécurité, argent, bonheur» !!!! Mais qu’est-ce que cela veut dire souhaiter cela aux personnes démunies, blessées, handicapées ou malades ? Aucun de nous n’est magicien capable de transformer d’un coup de baguette la misère en beauté, le désespoir en lumière… Et si les souhaits au lieu d’être purement inaccessibles, purement virtuels, étaient des vœux à notre portée et qui nous engagent : Souhaiter aux personnes seules, isolées, de trouver un peu d’amitié et de réconfort ! Souhaiter aux demandeurs d’emploi de trouver un travail et une reconnaissance sociale ! Souhaiter à ceux qui ont peur, qui sont victimes d’agressions et de violences d’être mis à l’abri ! Souhaiter aux étrangers qui sont déboutés de leurs droits élémentaires, d’être accueillis, reconnus comme des personnes d’égale dignité ! Souhaiter aux jeunes sans avenir, d’être acteurs de leur présent et de prendre leur place dans une société ouverte et sans préjugés ! Et si nos vœux étaient à chaque fois un peu un passage aux actes, accueillir Jésus et aller vers nos frères : donner de notre temps et de notre amitié à ceux qui sont seuls, à ceux qui cherchent un emploi ; de notre courage et de notre énergie aux victimes de la violence, aux étrangers et refugiés et aux « sans abris » ! Souhaitons-nous pour 2017 plus de fraternité, de solidarité et de partage pour que le monde grandisse dans la Justice et dans la Paix … à la grâce de Dieu !

Décembre 2016

En AVENT... accueille Jésus, va vers tes frères !

Le temps de l'Avent inaugure une nouvelle année liturgique et oriente notre regard vers la fête de Noël. Il invite chacun à vivifier en lui cette attente qui construit l'espérance. Une lueur apparaît dans quatre semaines, c’est Noël, et avec cette fête de renaissance, nous allons à nouveau marcher vers la lumière. Nous entrons dans le temps de préparation à la venue du Sauveur. C’est au cœur de notre vie quotidienne, en famille ou au travail, que le Seigneur nous demande de l’attendre et de le rencontrer. Nos actes, nos paroles sont autant de lumières pour guider sa venue, afin que nos cœurs soient prêts à l’accueillir. Faisons nôtre cette phrase du fil conducteur pour l’année à venir dans notre paroisse : « Accueille Jésus, va vers tes frères ». C’est maintenant le temps d’aller à la rencontre de nos frères, de sortir du quotidien pour nous laisser surprendre par Noël qui vient. Faisons de la place en nous pour accueillir Dieu qui prend notre condition humaine pour nous accompagner chaque jour de notre vie. Quittons nos chemins de tous les jours et risquons la découverte, l’écoute, le partage avec les autres. Soyons des porteurs de lumière et des signes sur la route pour ceux que nous rencontrons. Partageons avec d'autres une espérance de bonheur pour ce monde et agissons pour ce bonheur. Ayons envie que Dieu vive dans le cœur de tous les hommes. Noël n'est donc pas une fête du passé, comme on veut nous le faire croire, mais une fête du présent et de l'avenir... Accueillons Jésus, devenant disciples ; allons vers nos frères, devenant missionnaires ! Joyeuse marche vers NOËL !

Novembre 2016

Les SAINTS... accueillent Jésus et vont vers les frères !

Ce mois de Novembre nous rappelle que nous sommes tous invités à devenir des Saints-porteurs de Dieu au cœur de ce monde. Nous sommes appelés à y manifester que notre Dieu, dans sa grande miséricorde, est présent au cœur de la vie, des drames, des joies de notre humanité. Quand nous entendons les Béatitudes nous découvrons que les critères de Dieu ne sont pas ceux du monde du chacun pour soi, de l’indifférence, de la résignation. Elles nous parlent d’un Dieu des vivants. Ce mois de Novembre sera marqué aussi par deux évènements importants : la clôture de l’Année sainte de la miséricorde et l’entrée en Avent. Le 20 Novembre, Pape François fermera la Porte sainte à Rome, avec le désir, écrit-il, que « les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu ». Le 27 Novembre, nous entamons le chemin de l’Avent qui nous conduira à Noël : préparer les chemins du Seigneur, changer nos cœurs, accepter que nos pauvretés et faiblesses manifestent que Dieu se donne pour que chacun, parmi les plus rejetés, trouve la vie et la vie en abondance.
Ce mois de Novembre, souvent renvoyé à la tristesse des cimetières, est là pour nous éclairer sur le chemin que notre père-évêque nous ouvre avec sa lettre aux « porteurs de Dieu ». Saurons-nous plonger dans le cœur miséricordieux du Père et plonger dans la vie de l’humanité de nos quartiers pour y accueillir Jésus ?

Octobre 2016

A l’école de Dieu, à l’école du prochain !

Dans sa lettre de rentrée notre évêque nous invite, à la suite des appels de pape François, à devenir disciples-missionnaires. Et nous nous demandons « Mais qu’est-ce que cela veut dire pour ma vie déjà bien compliquée ? Est-ce aussi pour nous, « gens de l’Argonne » ?
Disciple est celui qui apprend, qui se met à l’école de Dieu. Disciple est celui qui boit à la source de l’Evangile de Jésus l’eau goûteuse de la miséricorde du Père, l’eau de l’amour qui transforme la mort et la souffrance en Vie donnée pour l’humanité. Missionnaire est celui qui va au dehors de soi, au dehors de son camp, de son bien-être et se met à l’école des hommes et des femmes pour accueillir et écouter les appels de Dieu dans leurs joies et tristesses. Missionnaire est celui qui se met au service du prochain, qui se laisse transformer par son humanité pour y apporter le goût de Dieu. Disciples-missionnaires, l’un ne va pas sans l’autre parce que « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » (Luc 10,27). Et si, pendant cette année, chacun de nous, chacun de nos groupes, notre communauté toute entière décidions de plonger dans le cœur de Dieu (prière, partage d’évangile, eucharistie...) et plonger dans la vie des hommes et des femmes de notre quartier (attention et gestes concrets vis à vis des plus pauvres, malades et isolés, écoute de ceux qui sont différents, gestes d’amitié, initiatives de partage et convivialité...) ? Notre évêque l’affirmait lors de son homélie : « Seuls les pauvres peuvent partager. Nul n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager ! » Et ça... c’est aussi pour nous « gens de l’Argonne » !

Septembre 2016

Allons vers ceux dont nous sommes éloignés...

En cette rentrée 2016/2017 et devant la situation tendue de notre société, il est certainement bon et utile de nous poser une seule question : à quoi servons-nous – les chrétiens – au sein de notre société ? A quoi sert la communauté chrétienne de St Jean Bosco au sein de nos quartiers de l’Argonne ? Quelle est notre mission ? Devant les incertitudes et les peurs, réelles ou entretenues, provoquées par tant d’évènements tragiques, on entend des voix – parfois de gens d’Eglise – qui appellent au repli, à la méfiance, au refus de ceux qui sont différents. Et pourtant, le Seigneur, tout le long de son Evangile, nous ENVOIE au loin, à toutes les nations, pour LE rendre visible par notre façon d’être, par notre volonté à regarder ce qu’il y a de bon et de beau chez tout être humain ! En cette rentrée 2016/2017 essayons d’être fidèles à ce Jésus qui est venu guérir toute faiblesse, maladie, souffrance. Essayons d’être fidèles à la mission donnée il y a un an par notre évêque. Prenons soin les uns des autres, soyons attentifs à ceux que nous voyons moins, à ceux que nous aimons moins, à ceux dont nous sommes éloignés ! La Parole de Dieu, dans les Ecritures, comme le rappelle notre Pape François, nous invite « avec beaucoup de détermination, à l’amour fraternel, au service humble et généreux, à la justice, à la miséricorde envers les pauvres. Jésus nous a enseigné ce chemin de reconnaissance de l’autre par ses paroles et par ses gestes. Pourquoi obscurcir ce qui est si clair ? » (La joie de l’Evangile, 194). Restons humbles serviteurs de cette parole et BONNE RENTREE !

Edito juillet-août 2016

Nos faiblesses sont des richesses indispensables !

Pour les deux mois d’été qui nous arrivent, ce petit conte assez connu peut accompagner notre réflexion. Qu’il nous aide à préparer la prochaine rentrée paroissiale ! « Un porteur d’eau possédait deux grosses cruches qu’il portait sur ses épaules chaque jour pour aller chercher de l'eau à la rivière. L’une des cruches était vieille et fêlée, l'autre neuve. À la fin de la longue marche du ruisseau à la maison, la cruche fêlée arrivait toujours à moitié pleine. Évidemment, la cruche neuve se montrait très fière de son travail parfaitement accompli et la pauvre cruche fêlée se sentait misérable de son imperfection. Jusqu'au jour, près du ruisseau, où elle s’adressa au porteur d’eau, « J’ai honte de moi-même... à cause de cette fêlure, je laisse fuir l’eau tout au long du chemin qui nous ramène à la maison ». Le porteur répondit à la cruche, « As-tu remarqué qu’il y avait des fleurs seulement que de ton côté du sentier, et non sur le côté de l’autre cruche ? C’est que j’ai toujours été conscient de ta fêlure, et j’ai planté des semences de jolies fleurs seulement de ton côté du sentier. Chaque jour, durant notre retour, tu les as arrosées. Durant ces deux années j’ai pu cueillir ces jolies fleurs pour décorer notre table. Si tu n’avais pas été comme tu es, nous n’aurions jamais eu cette beauté pour égayer notre demeure » Accepterons-nous d’être des cruches fêlées pour le bonheur de Dieu et de notre communauté ? Pour le bonheur de ceux et celles avec qui nous vivons du matin au soir et du soir au matin ? Bon été à chacun et à chacune !

Edito juin 2016

Encouragés à continuer ensemble, dans la joie et l’action de grâces

« Je rentre chez-moi dans la joie et l’action de grâces. Continuez comme vous êtes. Restez fidèles à votre baptême. Tenez à l’essentiel ». Ce sont, en résumé, les mots que notre Evêque a laissés à notre communauté en concluant sa rencontre du 19 mai dernier avec l’Equipe d’Animation Pastorale.
Dans la joie, parce que nombreux d’entre nous ont écrit (feuilles vertes) leur reconnaissance, leurs remarques, leurs propositions au regard de ces sept mois de vie paroissiale animée par l’EAP selon la volonté du père Evêque.
Action de grâces parce qu’écoutant le détail de nos activités et initiatives, « vous n’êtes pas restés dans la gestion des affaires courantes, mais vous avez toujours devant vous l’avenir et la nouveauté de la mission ».
Continuez comme vous êtes, encouragés à tenir à la fidélité aux hommes et femmes de nos quartiers, avec nos richesses et pauvretés, avec nos vies de famille, attentifs à leurs joies et tristesses.
Fidèles à votre baptême, parce que, comme l’évoque le pape (voir encadré), par le baptême nous devenons disciples-missionnaires, appelés à la rencontre de l’amour du Père, envoyés à la rencontre des frères. L’un ne va pas sans l’autre.
Tenez bon, à l’essentiel :
prière communautaire et personnelle, partage de la Parole, charité et solidarité, annonce de l’Evangile, fraternité entre vous et au dehors, service des autres dans la communauté et le quartier. « Tout chrétien devrait avoir un service à rendre ! » Merci, père, pour la confiance renouvelée !

Edito mai 2016

Envoyés ensemble en mission à la rencontre de nos quartiers !

Il y a sept mois, le 27-09-2015, le Père Evêque est venu confier la responsabilité de l’animation pastorale de notre communauté à l’EAP, équipe d’animation pastorale. C’’était la première fois qu’une EAP était envoyée « prendre soin » (‘comme le curé’) d’une paroisse. Nous découvrions, alors, que la mission de l’Eglise au sein de nos quartiers nous était confiée, non seulement à l’EAP mais aussi à tous les membres de notre humble communauté paroissiale. Nous étions appelés et envoyés à prendre soin les uns des autres, à nous aider à progresser dans la rencontre et le témoignage du Christ mort et ressuscité dans la vie et la rencontre des habitants des quartiers et parmi eux des plus démunis et laissés de côté ! Sept mois sont passés ! Où en sommes-nous de la mise en œuvre de cette mission ? Comment avons nous progressé dans ce chemin ? Est-ce que nous nous sommes aidés, les uns les autres, à devenir plus proches du Christ, mort et ressuscité ? Ceux qui nous voient vivre – individuellement et en communauté – peuvent-ils découvrir le visage miséricordieux du Père ? Comment avons-nous progressé dans l’annonce de l’Evangile, dans le service des plus pauvres, dans la prière individuelle et communautaire ? Comme il l’avait promis, notre Evêque vient, le 19 mai, rencontrer l’EAP pour relire ces sept mois de notre vie paroissiale. Qu’avons-nous à dire sur la manière dont nous avons vécu en Eglise ? Sur la mission de l’EAP ? Voulons-nous l’écrire sur la feuille verte incluse dans ce bulletin paroissial ? Merci et continuons le chemin de la mission donnée !

Edito avril 2016

Et si les nouveaux baptisés nous prenaient par la main !

Lors de la belle et émouvante Veillée pascale célébrée en groupement paroissial dans notre église, Jimmy-Lee, Gwendel, Marine, Marie-Madeleine, Sylvie et Alain, ont été baptisés dans la foi de l’Eglise. La joie que nous avons vue dans les yeux de ces six adultes – au terme de tant de mois de découvertes à la suite de Jésus - ne peut pas s’éteindre comme un cierge à la fin de la célébration. Leur ténacité, leur volonté de devenir chrétien, surmontant oh ! combien d’obstacles doit forcer la conscience des « vieux chrétiens » que nous sommes. Ils sont là, au milieu de nous, qui nous interpellent sur notre vie chrétienne, sur notre foi bien souvent vacillante. Ils sont là, au milieu de nous, qui nous rappellent nos engagements : qu’avez-vous fait de votre baptême ? Que dites-vous de Jésus mort et ressuscité ? Quelle Eglise acceptez-vous de bâtir avec nous ? Qu’ils nous réveillent, qu’ils nous prennent par la main pour que le Christ soit annoncé, pour que la miséricorde vivante du Père se répande sur les douleurs de nos quartiers… par notre vie, par nos mains !
Dans sa très belle prière du Vendredi saint, notre Pape François a vu dans la Croix du Christ aussi bien les humiliés de la terre, les disciples infidèles, les tortionnaires des innocents que les semeurs de miséricorde, les bons samaritains…, parce que l’aube du soleil est plus forte que l’obscurité de la nuit, parce que le tombeau est vide puisque Celui qui a été mis au tombeau est ressuscité le troisième jour (1Cor 15,1-4).
Crions-le sur les toits. Il est VIVANT !

Edito mars 2016

A Pâques, réveiller nos consciences parce qu’IL EST VIVANT !

Le Jour de Pâques nous dirons, dans la joie, avec les disciples « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » Pendant ces semaines de Carême qui nous conduiront à cette joie, reste cependant une vraie question qui nous vient de notre baptême : voyant nos œuvres, est-ce que les hommes et les femmes qui nous regardent peuvent-ils dire que le Seigneur est vraiment ressuscité ? Pape François, dans son message pour le Carême 2016, va nous montrer le chemin qui mène au cœur de l’Evangile du ressuscité : le chemin du pauvre, de celui qui est mis de côté, de celui qui aspire à la VIE. « La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Église nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés : le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine ». Joyeuses Pâques en frères et sœurs miséricordieux !

Edito février2016

Dire et vivre la Miséricorde pendant le Carême !

Dans l’annonce du Jubilé de la Miséricorde, notre Pape François laisse un guide pour notre Carême 2016. Dès le 10 février, prenons le temps de la rencontre avec la parole de Dieu, la meilleure clé pour ouvrir nos cœurs.
« Puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Ces pages du prophète Isaïe pourront être méditées plus concrètement en ce temps de prière, de jeûne et de charité : « Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais » (Is 58, 6-11). Pape François.

Edito janvier 2016

Une Nouvelle Année pour prendre soin les uns des autres !

L’année qui commence nous l’accueillons comme le temps que Dieu nous donne pour continuer à prendre soin les uns des autres. Les clés que nous avons forgées pendant l’AVENT, gestes simples de nos cœurs ouverts aux personnes les plus laissées de côté, gardons-les en trousseau de fraternité pour bâtir un vivre ensemble où chacun soit respecté dans ses origines, sa culture, sa manière d’être croyant. Comme le dit Pape François, « accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu en personne. Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie qui jaillissent de la manifestation de la miséricorde de Dieu, qui se manifeste dans les personnes que vous rencontrez au long de vos chemins ». Que notre communauté prenne le temps de se découvrir peuple de frères qui s’aiment, qui s’aident, qui témoignent de l’action d’un Dieu BON au sein de notre quartier. Ne nous laissons pas voler notre joie et notre espérance ! Avec le poème de l’Abbé Pierre CONTINUONS ! Ce sont les vœux de l’Equipe d’Animation Pastorale

Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.

Abbé Pierre

Edito Décembre 2015

Miséricordieux comme le Père,
ouvrons les portes de notre cœur !

Nous prenons la route vers NOEL. C’est le temps de l’AVENT, de la venue de Jésus parmi nous. Jour après jour, semaine après semaine, nous sommes invités à nous approcher de la porte de la crèche pour y découvrir ce que Noël veut dire : l’amour miséricordieux de Dieu a pris corps humain dans cet Enfant. Un pauvre parmi les pauvres venu annoncer cette Bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer la libération de ceux qui sont esclaves… Rentrer dans le temps de l’AVENT, préparer les chemins pour que le Seigneur vienne, nous met devant un défi formidable. Il nous faut ouvrir les portes de nos cœurs pour y laisser entrer la force de la Parole et la tendresse de Dieu, pour y laisser mûrir l’attention aux frères et sœurs qui souffrent et manquent d’amour. Ouvrir les portes de nos cœurs, trouver les bonnes clés, faire des gestes et poser des actes qui nous rendent miséricordieux comme le Père. Ouvrir les portes de nos cœurs, prendre les bonnes clés qui témoignent que nous sommes les enfants d’un Père de miséricorde. Pendant le temps de l’AVENT, nous rentrons aussi dans l’ANNEE SAINTE du JUBILE de la MISERICORDE voulue par la Pape François. Une année pour changer de vie, pour aller vers ceux qui ont besoin d’une parole, d’un geste, d’une main. Changer de vie, se laisser pardonner et être instruments de pardon. Ouvrir les portes pour sortir et aller dehors vers les frères dont nous sommes loin !

Edito Novembre 2015

Les Béatitudes comme programme de sainteté

En Novembre, TOUS les SAINTS sont à l’honneur : ceux qui sont auprès du Père parce qu’ils ont tout fait pour être ajustés à ce Père de miséricorde et ceux qui, encore pèlerins sur cette terre, cherchent à témoigner d’un Dieu Père. Membres du même corps du Christ ils ont le souci de tous et en particulier des plus délaissés (1Cor. 12, 12-27). Comme le demande sans cesse notre Pape François, ils sont une Eglise qui va vers les périphéries de l’humanité pour être dans le monde le signe vivant de l’amour du Père !

Partez, gens de mon peuple,
Sortez dans les rues de votre ville, sortez dans vos quartiers !
En marche, les humiliés et abandonnés ! Oui, le royaume des cieux est à vous !
En marche, les tristes et endeuillés ! Oui, vous serez réconfortés !
En marche, les humbles et sans grade ! Oui, vous hériterez la terre !
En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, vous serez rassasiés !
En marche, les miséricordieux ! Oui, vous serez entendus !
En marche, les cœurs purs ! Oui, vous verrez Dieu !
En marche, les faiseurs de paix ! Oui, vous serez nommés fils du Père !
En marche, les persécutés à cause de la justice ! Oui, le royaume des cieux est à vous !

En marche, vous êtes le sel de la terre. Soyez la lumière du monde !
Jubilez, exultez ! Votre récompense sera grande dans les cieux !

Edito Octobre 2015

Prendre soin les uns des autres !

La messe de rentrée 2015/2016 de notre paroisse va nous marquer pour longtemps. Notre évêque, venant célébrer et nous rencontrer sans se faire annoncer, a ouvert une énorme porte d’espérance pour la vie de notre communauté. Au milieu des interrogations qui ont jalonné ces derniers mois, le père Blaquart est venu annoncer que l’avenir n’était pas dans les gémissements des bras tombés mais dans une mission renouvelée. Pour que notre communauté continue d’assumer son existence et sa mission – porter l’Evangile au cœur des hommes et des femmes de nos quartiers – il demande à une Equipe d’Animation Pastorale (EAP) de prendre soin de la vie d’Eglise de notre paroisse. Comme un curé dont la mission est bien celle de « prendre soin » (le mot curé vient du verbe latin curare = prendre soin), avec notre EAP nous sommes maintenant appelés et envoyés à prendre soin les uns des autres, à nous aider à progresser dans la rencontre du Christ mort et ressuscité et dans la rencontre des hommes et des femmes de nos quartiers et parmi eux les plus démunis et laissés de côté. Ce ne sont pas que des mots. C’est l’exigence de la mission confiée.
Père, Seigneur du ciel et de la terre, toi qui as révélé ces choses aux tout-petits, dans l’humilité de ce que nous sommes, viens nous aider !

Edito Septembre 2015

Chacun a une place dans la vie en Eglise : sa place !

Avec la rentrée c’est toute la vie familiale qui change de rythme. Finis les horaires souples des vacances, une nouvelle année scolaire commence pour les enfants. Ce nouveau départ est signe, pour nous chrétiens en responsabilité dans notre paroisse, d'une poursuite de nos engagements pour faire vivre l’Eglise et en Eglise – prêtres, laïcs, religieuses. C’est le temps, pour chacun, de reprendre du service au sein de la communauté chrétienne. Il n’est pas inutile de se dire quelle Église nous voulons cette année. Notre paroisse a toujours le désir d’être plus fidèle à la mission d’Eglise qui nous est donnée par le Christ : « une Eglise rayonnante de l’Evangile ». Nous avons la mission de rejoindre et de partager avec le peuple de nos quartiers l’espérance qui nous habite. Soyons ces témoins audacieux en tenue de service. Bienvenue à toutes les personnes et aux familles qui arrivent sur le quartier. Accueillons-les à bras ouverts. Comme le dit l'Evangile : « la moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ». Que cette année pastorale soit pour nous l’occasion de nous ouvrir aux autres et de travailler à la consolidation des liens de fraternité à l’intérieur de notre communauté pour le bien du peuple de nos quartiers de l’Argonne. La porte est ouverte. Chacun y a sa place.
A chacun, à chacune, bonne rentrée. La communauté compte sur la participation de tous. Chacun a sa place dans la mission !

Edito Juillet-Août 2015

Croire à l’Evangile, partager nos dons en abondance ! !

A la fin d’une année bien remplie de joies et de quelques soubresauts, notre communauté a vécu une fête paroissiale sous le signe de la vie qui continue et qu’il faut prendre à bras le corps. Les symboles du pouce levé et du pouce tourné vers la terre que les enfants ont si bien mimés, resteront comme des appels à crier alléluia, Il est vivant, à chaque instant de nos vies ; des appels à ne pas baisser les bras, à nous engager pour que, dans la communauté, les dons – abondants dans ce peuple fait de peuples – s’échangent, se partagent et nous comblent les uns aux autres ! Croyez-vous à l’Evangile ? Croyez-vous qu’il peut s’accomplir aujourd’hui pour la communauté ? Ces interpellations de père Karl-Aymeric vont nous accompagner pour les mois à venir. Nous ne sommes pas seuls : le Christ est là qui nous porte pour que l’Evangile soit annoncé dans nos familles, dans notre quartier ! Tous engagés, tous missionnaires ! Comptons sur Lui et les uns sur les autres ! Bon été !

« Dans la circonstance présente, ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins, afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance puisse combler vos besoins» (2Co.8, 13)

Edito Juin 2015

Chacun a une place dans la vie en Eglise : sa place !

Il arrive et c’est souhaitable que l’on se demande où l’on va, que peut-on faire pour que le Christ soit annoncé, comment nous épauler les uns les autres sur le chemin difficile d’une vie fraternelle en Eglise. Il arrive, peut-être trop souvent, que l’on attende qu’un tel fasse, qu’une telle se pousse en avant, que les habitués prennent des initiatives. Et, parfois, devant les difficultés, nous pouvons nous trouver à la croisée des chemins : va-t-on se replier ? Passer à autre chose ? Laisser tout tomber… parce que nous ne savons pas répondre aux défis ? En ce temps de Pentecôte et devant la joie contagieuse des confirmés et des jeunes de la première communion, laissons résonner en nous le cri de Pierre : Mais «à qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle !» (Jn 6,68). A cause de cette profession de foi, c’est sur lui que le Seigneur a voulu bâtir son Eglise. Sur chacun de nous, petites pierres, certaines bien mal taillées, repose aujourd’hui la vie de notre Eglise à l’Argonne, son dynamisme, son ouverture aux laissés de côté. Le soleil peut pâlir, les vents peuvent devenir tornade, mais Il est toujours là qui nous tend la main. En communauté, saisissons-la et, main dans la main, transformons nos faiblesses en force d’amour et disons-nous, comme notre Evêque l’a rappelé lors des confirmations, que nous n’avons pas le droit ni de rester seuls ni de laisser des chrétiens seuls. Prenons soin les uns des autres !

Edito Mai 2015

En mai… fais ce qu’il te plaît, renouvelle-toi !

Nous venons de fêter le Christ ressuscité. Ce temps qui suit Pâques, ce mois de mai qui nous conduit à la Pentecôte, est un temps de renouvellement et d’attente. Nous voyons les Apôtres, avec Marie, craintifs et dans le doute en attente de l’Esprit qui va les envoyer sur les routes de la mission, au cœur des peuples du monde. Pour que chacun entende dans sa langue et sa culture les merveilles du Seigneur. Comme eux, nous aussi timorés et craintifs, attendons sinon l’Esprit du moins une main qui nous fasse trouver le Seigneur ressuscité dans la vie des hommes, des familles qui souffrent – dans la Méditerranée, Syrie, Irak, Centrafrique… tout près de nous… dans la vie de tous ceux qui attendent et espèrent un abri, du pain, des papiers, un travail, la paix, la liberté... Cette main, une main de Mère, c’est Marie qui nous la tend, prenons-la. C’est le mois de Marie commencé par la fête de Saint Joseph travailleur, cet artisan silencieux du oui de la mère de Jésus. Demandons-lui de nous aider à renouveler notre foi comme ceux et celles qui seront confirmés à la Pentecôte, comme les enfants qui vont faire leur première communion... Donner un peu de temps chaque jour à Marie c’est faire l’expérience qu’elle veille sur nous et nous aide à progresser sur le chemin qui conduit vers son Fils Jésus. Que ce mois de mai soit pour nous une belle occasion de renouveau !

Edito Avril 2015

Venez et voyez, Il est ressuscité !

Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort. C’est pourquoi, nous disons à tous : « Venez et voyez ! ». En chaque situation humaine, marquée par la fragilité, par le péché et par la mort, la Bonne Nouvelle n’est pas seulement une parole, mais c’est un témoignage d’amour gratuit et fidèle : c’est sortir de soi pour aller à la rencontre de l’autre, c’est se tenir proche de celui qui est blessé par la vie, c’est partager avec celui qui manque du nécessaire, c’est rester aux côtés de celui qui est malade ou âgé ou exclu…« Venez et voyez ! » : l’Amour est plus fort, l’Amour donne la vie, l’Amour fait fleurir l’espérance dans le désert. Avec cette joyeuse certitude dans le cœur, aujourd’hui nous nous adressons à toi, Seigneur Ressuscité ! Aide-nous à te chercher afin que tous nous puissions te rencontrer, savoir que nous avons un Père et que nous ne nous sentions pas orphelins ; que nous puissions t’aimer et t’adorer. Aide-nous à vaincre le fléau de la faim, aggravé par les conflits et par les immenses gaspillages dont nous sommes souvent complices. Rends-nous capables de protéger les sans défense, surtout les enfants, les femmes et les personnes âgées, parfois transformés en objets d’exploitation et d’abandon. Pape François, le Jour de Pâques, 2014.

Edito Mars 2015

Ouvrir des portes à la joie de l’Evangile…

Dans La joie de l’Evangile (§6) Pape François parle des chrétiens qui « semblent avoir un air de Carême sans Pâques » et rappelle comment la joie était vive quand les disciples passaient (Ac 8,8). Dans notre vie de tous les jours ne manquent pas des occasions de tracer des chemins qui disent la joie de la rencontre avec le Seigneur, des chemins qui témoignent de la joie de l’Evangile pour nous et pour les hommes et femmes que Dieu nous donne de rencontrer. Mais le poids de nos vies, la peur de l’autre, le découragement provoqué par les échecs, le manque de temps, parfois l’indifférence devant les besoins qui nous entourent provoquent des hésitations et nous laissons tomber ou ne donnons pas suite à de belles initiatives qui pourraient changer le cours de la fraternité autour de nous. Ce sont des portes qui ne s’ouvrent pas ou qui se ferment au partage de la joie de l’Evangiledans le quartier, dans nos familles, au travail, dans la communauté paroissiale, La porte – «Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir…» (Jn 10,9) – lieu de passage entre le dedans et le dehors nous rappelle notre vocation de baptisés : rencontrer le Christ pour rencontrer les frères, vivre en communauté de croyants pour sortir et rencontrer, dehors, les frères qui nous révèlent les visages souffrants, souriants, découragés, se mettant debout… du Seigneur ! La porte que le Carême nous invite à franchir pour que Pâques advienne, pour que la vie ait le dernier mot sur la mort !

Edito Février 2015

La catholicité en fête

Le 18 Janvier, à Saint Jean Bosco on a prié avec les migrants et les réfugiés, on a vu des costumes colorés, la procession des offrandes avec des objets de chaque pays et les chants dans diverses langues rappelaient la diversité des cultures de ce quartier. Nous n’étions pas dans la folklorisation d’une messe particulière et encore moins dans l’apitoiement annuel sur les ‘pauvres migrants’. Ce dimanche la communauté paroissiale a vécu une vraie fête de la catholicité. L’Eglise sans frontières, mère de tous, thème voulu par le pape François pour cette Journée mondiale, brillait de toutes ses couleurs dans cette communauté qui célébrait ce qu’elle cherche à devenir : une Eglise où chacun, à sa place, se fait le prochain, devient frère et sœur ! Sa vocation à devenir catholique, cela veut dire d’aller vers tous les peuples, était visible dans chaque regard, dans chaque cœur en écoutant les témoignages émouvants et pétris d’Evangile de Joanne et de Nathalie. Chacune à sa manière a partagé les souffrances, les espoirs, les joies aussi, ce chemin de croix des peuples hmong et lao qu’elles ont appris à lire dans les bras du Christ souffrant. Ce dimanche restera comme une pierre de plus dans la construction d’une vraie communauté d’Eglise. Quelles que soient notre origine, culture ou nationalité, nous garderons dans nos cœurs et nos attitudes ces phrases partagées : « Nous avons tous quelque chose que nous pouvons donner et qui ne coute rien ; un sourire pour l’accueil et une prière pour porter vers l’espérance et la paix ». « Dépassant nos peurs, nos méfiances, nos préjugés, aujourd’hui, plus que jamais, osons partager nos différences » et elles deviendront nos richesses communes.

Edito Janvier 2015

Il s’est rendu proche

L’homme s’est trouvé au bord du chemin, abandonné par ceux qui l’avaient dépouillé. Le Samaritain s’est fait son prochain (Lc 10). C’est ainsi que nous avons vu notre Evêque, bâton missionnaire à la main, vivre trois jours au cœur de « ce bord de la ville ». Devant les étales du marché, dans des familles de la diversité du quartier, auprès de malades et affligés, arpentant rues et escaliers, il s’est rendu proche/prochain de chaque personne rencontrée, indiquant, tel le bon berger, le chemin à suivre. ‘Devenez proches de Dieu, rendez-vous proches des hommes et des femmes de ce peuple et vous mettrez le feu de l’amour à votre quartier’. Peu de paroles, mais un feu missionnaire qui ne demande qu’à se propager par nos mains, par nos pas sur les pas de Celui qui vient de naître, tout petit, pour que l’Homme grandisse. « Comme Marie, nous sommes invités à le donner au monde et en particulier à ce quartier. Nous avons peur, des craintes… comment pourra-t-il se faire ? L’Esprit Saint viendra sur vous. Rien n’est impossible à Dieu. Le monde attend notre réponse mais pour cela il faut que l’on soit capable d’être à l’écoute de la question : communauté de Saint Jean Bosco veux-tu porter Jésus au monde ?»
Avec les VŒUX d’UNE ANNEE 2015 RICHE EN FRATERNITE !

BONNE ANNEE 2015 à TOUTES et à TOUS !

Frères et Sœurs, du quartier ou d'ailleurs, que cette nouvelle année qui commence soit pour chacun de nous une nouvelle occasion de nous laisser guider par l'Esprit Saint dans toutes nos démarches qu'elles soient familiales, sociétales et bien sûr paroissiales en gardant bien en tête notre devise : Fraternelle et Missionnaire.
"C’est Dieu qui est la source de toute bénédiction : qu’il vous entoure de sa grâce et vous garde en elle tout au long de cette année. Qu’il nourrisse en vous la foi implantée par le Christ, qu’il entretienne en vous l’espérance du Christ, qu’il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ. Que l’Esprit de paix vous accompagne partout, qu’il vous obtienne ce que vous demanderez et vous achemine vers le bonheur sans fin". (Missel romain, Bénédiction solennelle pour le commencement de l’année)
Très bonne année
Père Thomas SEPULCHRE

Edito Décembre 2014

Année de la vie consacrée

Une longue année d’ailleurs … qui commence ces jours-ci et qui s’achèvera le 2 février 2016. La vie consacrée regroupe tous ceux qui consacrent leur vie à Dieu de façon exclusive dans la vie religieuse, un institut séculier… et cette consécration s’exprime par des « vœux » pour toujours. Il y a quelque chose d’exclusif dans la vie consacrée : on renonce à tout autre état de vie, tout autre engagement pour Dieu : on se consacre à Dieu. Mais dans cet engagement exclusif il y a aussi une grande ouverture : lorsque l’on se consacre à Dieu, on se consacre aussi à tout ce qu’il aime. C’est un amour inclusif, une consécration qui inclut tout le monde, qui inclut le prochain, l’autre. Et alors, pourquoi une année de la vie consacrée ? La vie consacrée nous concerne tous : nous côtoyons des religieux, des religieuses, certains parmi nous y sont appelés. La vie consacrée, nous dit Christian de Chergé, n’est pas un sacrement parce qu’elle est la réalité. La vie consacrée est signe de ce à quoi nous sommes tous appelés : un amour de Dieu qui inclut toute sa Création. C’est ce que les consacrés nous montrent et c’est ce qui nous appartient à nous tous. Vivons ensemble cette consécration à Dieu dans le quotidien de notre quartier et de notre communauté !
Sœur Anne et la communauté des Sœurs de l’Assomption

Edito Novembre 2014

« Tu es de ma famille… »

Nous avons beaucoup entendu parler de la famille ces derniers temps que ce soit au niveau sociétal ou bien ecclésiale avec le synode qui s’est tenu récemment. C’est parfois un sujet sensible et qui suscite de nombreux débats parce qu’il nous tient à cœur, il s’agit de notre identité. Au delà même de nos familles de sang il existe aussi des familles que nous nous créons ou bien qui nous sont données (amicales, associatives, voisinage etc.) Et il y a celle de la foi où des membres d’une communauté vont jusqu’à s’appeler frères et sœurs en se rappelant cette phrase du Christ : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, tendant la main vers ses disciples, Jésus dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »Mt 12,49-50. Sommes-nous toujours bien conscients de cela ? Une communauté comme une famille, avec des grands, des petits, de tous les âges, de différents horizons, avec ceux que l’on voit souvent et d’autres de temps en temps. Une famille avec ses joies, mais aussi avec ses limites et ses légitimes remises en questions. Une communauté familiale, c’est aussi là dessus que nous pouvons réfléchir et vivre ensemble plus particulièrement en cette nouvelle année liturgique qui va commencer. En ayant bien conscience que ce n’est pas d’abord pour se retrouver uniquement entre soi mais bien pour ensemble s’ouvrir au monde dont nous faisons partie et témoigner ainsi, comme nous y invite le pape François, de la joie de l’évangile.
Joyeuse TOUSSAINT !
Père Thomas

Edito Octobre 2014

Depuis un an… notre pôle Orléans-Bionne-Forêt !

Il y a un an, c’était la création des pôles dans le diocèse.
Le nôtre s’appelle pôle Orléans-Bionne-Forêt. Il va de la banlieue Est d’Orléans (St Jean Bosco, St Marc, St Jean de Braye), jusqu’aux paroisses de la forêt d’Orléans que sont Bouzy-la-Forêt, Vitry-aux-loges, Ingrannes, tout en passant par St Denis de l’Hôtel, Chateauneuf, en faisant un petit tour vers le sud de la Loire : Tigy, Vannes-sur-Cosson, sans oublier de traverser la Bionne (Chécy, Loury, Donnery…).
Le projet de notre évêque n’est pas de faire des super-doyennés, avec une organisation centralisée… Le projet est que sur un pôle se vive la fraternité, en commençant par les prêtres, mais en s’étendant aux autres acteurs. Il faut qu’aucun chrétien ne soit isolé !

Entre prêtres, et avec des frères diacres, nous avons vécu une année 2013 2014 en nous engageant sur une charte. L’aspect le plus repérable est ce que nous appelons LMC : Laudes-Messe-Café : chaque mercredi matin, nous nous réunissons le plus grand nombre possible de prêtres du pôle, avec des diacres, pour plus d’une heure… le café est l’occasion de se donner des nouvelles, et de régler quelques questions d’agenda. Environ toutes les trois semaines, ce temps se prolonge (jusqu’au repas de midi compris) par un partage spirituel, ou un échange pastoral. Des projets peuvent germer, comme la récollection proposée l’an passé aux principaux responsables pastoraux.

Un élan est en cours. Des services diocésains se mettent à nous proposer des activités diverses (formations décentralisées) dont il nous faut profiter. Je cite quelques exemples : ‘à l’écoute des prophètes’, ‘la retraite dans la vie pour le Carême’, connaître Alpha Couples…

Souhaitons-nous un bon premier anniversaire,
et une bonne année !
Philippe Gauthier, prêtre, modérateur

Edito du mois janvier 2014

Pape François nous souhaite une Bonne Année… avec la joie de l’Evangile !

Notre Pape François, pasteur d’une Eglise sans frontières, vient de nous envoyer un texte plein de bonté et miséricorde, nous invitant à la joie de la proposition de l’Evangile. Le Pape réaffirme avec force que l’Évangélisation est la mission première de l’Église. Une mission toujours ancienne et toujours nouvelle, la marque de fabrique de tout baptisé et la tâche de toute l’Église, sans cesse appelée à se réformer et à sortir d’elle-même. Et il insiste dans sa volonté d’une Eglise qui aille aux périphéries de notre humanité. «Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin que le Seigneur demande, mais nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile» (§20). «Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période d’évangélisation plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour et débordante de vie contagieuse ! Mais je sais qu’aucune motivation ne sera suffisante si le feu de l’Esprit ne brûle pas dans les cœurs… J’invoque encore une fois l’Esprit Saint, je le prie pour qu’il vienne rénover, secouer, donner à l’Église l’impulsion pour une audacieuse sortie d’elle-même afin d’évangéliser tous les peuples.» (§261). Faisons nôtres ces vœux pour la Nouvelle Année.
Père Thomas avec le conseil pastoral.

Edito du mois décembre 2013

Pendant l’Avent veillons, préparons le chemin… 

« L’Avent c’est un peu comme le Carême ». Un enfant de la catéchèse répondait ainsi à la question «qu’est ce que l’Avent ?». Pour l’un comme pour l’autre, il s’agit d’un temps de préparation pour une grande Fête. Pour le Carême, c’est Pâques et la foi en la Résurrection, car «Si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre foi est vaine » 1Co 15,14. Le Carême est avant tout spirituel, même si cela passe par des efforts sur nous même et ceux qui nous entourent. L’Avent aussi, mais à Noël nous fêterons de manière plus solennel Dieu qui nous rejoint dans notre humanité. Dans ce temps de l’Avent, des lectures nous invitent à veiller, à guetter les signes, à chercher, à préparer le chemin et à nous réjouir. Non pas d’abord la tête dans le ciel, mais aujourd’hui et concrètement dans notre vie. Dieu vient dans nos vies à travers le signe discret et fragile d’un tout petit bébé. Voilà, peut être, comment vivre l’Avent. Où est-ce qu’autour de nous, nous pouvons voir ces signes discrets et fragiles où Dieu se donne, où il est déjà présent même s’Il n’y est pas nommé comme tel ? Un temps donc pour être encore plus attentifs à ce qui ce vit surtout là où l’on n’y pensait pas : dans un quartier plus ou moins décrié, dans une famille quelque peu délaissée, chez une personne insoupçonnée…. Là où l’on ne l’attend pas. «De Nazareth, lui dit Nathanaël, peut-il sortir quelque chose de bon ?» Philippe lui dit : «Viens et vois.» Jean 1,46. Une manière de vivre l’Avent pour essayer de répondre, à notre manière, aux appels pressants du Christ : «Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure » ni le lieu… Bon AVENT. Bonne VEILLE. Père Thomas

Edito du mois de Septembre

Que l’Eglise du Christ soit la maison de tous !

En ce début d’année pastorale, nous souhaitons faire notre ce souhait exprimé par le Pape François aux jeunes des JMJ de Rio. Oui, que l’Eglise soit la maison ouverte à tous, au peuple du Loiret, aux hommes et femmes de l’Argonne, à l’humanité entière, comme le précise encore le pape : «Nous devons construire l’Eglise, et pas seulement une petite chapelle qui ne pourrait contenir qu’un petit groupe de personnes. Jésus nous demande que notre Eglise vivante soit grande, jusqu’à pouvoir accueillir l’humanité entière.»
Septembre, c’est le temps de continuer à regarder la vie des hommes et des femmes de notre quartier, des jeunes sans espoir, des enfants qui veulent tout voir et comprendre, des ainés qui attendent tendresse et attention, des familles qui se demandent de quoi demain sera fait. C’est le temps de revitaliser notre communauté pour qu’elle parle – actes et paroles – de ce Dieu de miséricorde qui aime tous les hommes. La démarche missionnaire voulue par notre évêque nous y incite. Mettons-nous en route, dans la joie de l’ordination presbytérale de Jean-Louis, de l’envoi de notre pôle missionnaire avec les prêtres qui nous sont donnés. Donnons un peu de notre temps (à l’intérieur quelques suggestions). Sachons profiter de la grâce d’être des chrétiens « aujourd’hui et ici, dans ce diocèse et quartier ». Prenons la main que Dieu nous tend. Découvrons-Le dans le regard de l’autre qui nous tend la main !
Le conseil pastoral, avec père Thomas.