Fête des peuples du monde 22 et 23 janvier

Temps fort de la fête des Peuples du Monde

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Fête des peuples du monde
Nous avons été « ce que nous sommes »

« On est ce que l’on est », phrase du film Essabar qui a tenu le fil de la rencontre festive de samedi 22 janvier, traduit de manière expressive ce que nous avons vécu pendant ces deux jours de fête des peuples du monde. Nous avons été, en fait, ce que nous sommes à chaque fois : un peuple fait de peuples, des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants venus du monde entier et qui nous assumons comme une seule famille !

Le samedi 22 : l’appétit d’ouverture s’est trouvé renforcé
Environ 70 personnes – origines, langues, couleurs et cultures confondues - venues du quartier, mais aussi de Saint Marc, de Saint Jean de Braye et de Semoy ont participé à l’après-midi festive autour du film de Zarina Khan. Les questions soulevées et l’échange qui a suivi la projection montrent combien nous sommes tous et toutes « en appétit » d’ouverture aux autres, de reconnaissance, de lieux de rencontre et de partage. Le chemin est sans doute encore long. Toutefois des horizons sont ouverts : des jeunes de l’aumônerie seront probablement invités, avec d’autres, à se dire qui ils sont dans la complexité de leurs racines, de leurs liens, de leurs aspirations. Des adultes, d’origines diverses, continueront de faire chemin ensemble pour que le mot accueil de l’autre-étranger ait toujours un sens, celui de l’adoption du différent comme enrichissement de la communauté, de cette même famille des enfants du même Père.
Le goûter qui a clôturé l’après-midi a permis, une fois encore, de traduire en sucreries l’amitié qui nous unit.

Le dimanche 23 : un Seul et Même Père
Et c’est ainsi que le dimanche 23, la célébration de l’Eucharistie de ce dimanche de prière pour l’unité des chrétiens a eu un contenu particulier autour de la prière du Notre Père dans toutes les langues du quartier, dans toutes les langues des peuples où chacun de nous a puisé la foi au seul et même Père. La procession joyeuse vers la grande image du Christ qui, les bras ouverts, accueillait ses enfants pour y déposer le Notre Père dans la langue de chacun était bien la traduction de ce que Père Thomas a transmis comme message fort pour cette communauté des peuples du monde toujours en chemin: « Aujourd’hui nous sommes dans un monde pluriel où il n’y a plus que des minorités qui doivent apprendre à cohabiter ensemble. Faut-il attiser la nostalgie ? Resserrer les coudes, durcir les consignes, se replier comme dans une forteresse assiégée, rechercher la fausse sécurité des intégrismes ? Ou au contraire accepter de se laisser déstabiliser, oser surmonter nos peurs ? Il est certain que les solutions ne sont pas à chercher ailleurs que dans l’Evangile et dans le comportement de celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ». Osons l’aventure… avec Jésus car Il est lui-même la route ! »

TEMOIGNAGE D'UN PAROISSIEN

Le 23 janvier, nous avons célébré la fête des peuples du monde. Un peuple rassemblé, uni, pour former ensemble le peuple de Dieu. Pour l’occasion, certains d’entre nous avaient amené la prière du Notre Père écrite dans sa langue natale. La même prière, dans diverses langues, faisait ressortir la richesse de nos différences et chaque paroissien a été invité, avant la proclamation du Notre Père, à aller la coller sur un grand panneau. Comme Jésus nous a appelé, sans distinction, nous étions venu célébrer notre foi, de baptisé, celle qui ne dit pas seulement « oui je crois », mais aussi celle qui répond oui à un engagement celle qui répond à l’appel du Seigneur. Cet appel que nous avons revécu ce matin nous a rappelé l’importance de l’amour du Seigneur, un amour qui rassemble, qui invite tous les peuples à dire ensemble Notre Père. Des chants dans des langues différentes, des tenues traditionnelles de différents pays, aux couleurs des quatre coins du monde représentaient notre unité, celle des enfants d’un même père.