Présentation Sainte Marie Eugénie

Née dans une famille aisée et incrédule, en 1817 à Metz, après la défaite définitive de Napoléon et la restauration de la monarchie, Anne Marie Eugénie Milleret ne semblait guère destinée à tracer un nouveau chemin spirituel dans l’Église de France.

Son père, voltairien et libéral, est en train de faire fortune dans le monde bancaire et dans la politique. D’une grande sensibilité, Eugénie reçoit de sa mère une éducation qui assure un caractère fort et le sens du devoir. La vie familiale développe en elle une curiosité intellectuelle et l’esprit romantique, un intérêt pour les questions sociales, l’habitude de voir large.

Cette éducation, loin de l’Église, du Christ, de l’école, est marquée par une grande liberté alliée à un sens de la responsabilité. La bonté, la générosité, la droiture et la simplicité apprises auprès de sa mère lui feront dire plus tard que son éducation était plus chrétienne que celle de bien des catholiques très pieux de son temps.

La coutume faisait que, comme sa contemporaine, George Sand, Anne Eugénie assistait à la Messe les jours de fête et avait reçu les sacrements d’initiation chrétienne sans s’engager à rien. Sa première Communion, néanmoins, fut une grande expérience mystique qui révélait tout le secret de l’avenir. Mais l’enfant de douze ans n’en disait pas mot, croyant que tous les enfants faisaient une expérience semblable en recevant l’hostie pour la première fois ! Elle n’en saisira le sens prophétique que bien plus tard. Ainsi, après sa conversion, elle écrira qu’en fait le Christ n’était pour rien dans mon instruction.

A 22 ans, Marie Eugénie devient fondatrice des Religieuses de l’Assomption, vouées à consacrer toute leur vie et toutes leurs forces à étendre le Règne du Christ en elles-mêmes et dans le monde. En 1839, avec deux autres jeunes femmes, et sous le regard d’une brave bonne qui ne se doute de rien, Mademoiselle Milleret commence une vie communautaire de prière et d’étude dans un appartement de la rue Férou, à l’ombre de St Sulpice à Paris. En 1841, elles ouvreront la première école avec le soutien de Mme de Chateaubriand, Lacordaire, Montalembert et leurs amis. Le bruit court qu’elles ont refusé de beaux mariages et savent parler anglais, qu’il faut être jeune et jolie pour entrer à l’Assomption ! Dans quelques années la communauté comptera seize soeurs de quatre nationalités. Marie Eugénie et les premiers membres de l’Assomption ont la volonté d’unir l’ancien et le neuf : d’unir les anciens trésors de spiritualité et de sagesse de l’Église à une forme de vie religieuse et d’éducation capable de satisfaire aux exigences des esprits modernes. Il s’agit d’assumer les valeurs de son temps et, en même temps, d’inscrire les valeurs évangéliques dans la culture naissante d’une nouvelle ère industrielle et scientifique. La Congrégation développera une spiritualité centrée sur le Christ et l’Incarnation, à la fois profondément contemplative et dévouée à l’action apostolique. Ce sera une vie vécue dans la recherche de Dieu, l’amour et le service des autres. Désormais il y aura un style de vie, une manière d’être, de penser et d’agir qui seront reconnus"de l’Assomption".

Notre vocation...


Femmes de communion, à la suite du Christ, les Religieuses de l’Assomption s’engagent, au quotidien, dans une vie fraternelle teintée de simplicité et de joie. Invitation à donner et à recevoir, à accueillir l’autre tel qu’il est et à porter sur lui un regard toujours neuf.


Femmes d’intériorité, à la suite du Christ, les Religieuses de l’Assomption aiment ouvrir à tous leur vie de prière : chant des psaumes, temps de méditation personnelle, adoration, silence… Dieu est ainsi la source et le centre de leur vie missionnaire.


Femmes de leur temps, à la suite du Christ, les Religieuses de l’Assomption s’engagent avec d’autres dans la société et la vie de l’Eglise. Elles aident chacun à trouver du sens, par la formation humaine et spirituelle, en établissements scolaires, dans des paroisses et des associations de quartier, auprès d’étudiants et de professionnels… Par leur mission d’éducation, elles accompagnent chaque jeune pour qu’il donne le meilleur de lui-même.

Religieuses de l'Assomption dans le monde

Les Religieuses de l’Assomption aiment leur temps. Elles partagent ses questions et entendent ses appels. Elles accueillent la différence comme une richesse. Présentes dans 32 pays, elles œuvrent, dans la diversité des cultures, pour des sociétés réconciliées et transformées par l’amour du Christ.


La communauté des sœurs de l'Assomption d'Orléans

C’est en 1968 que les Sœurs de l’Assomption arrivèrent 20, rue St Marc, répondant alors à une demande de fusion de la part des Sœurs, Gardiennes Adoratrices de l’Eucharistie.
Ces dernières, dites le plus souvent, Sœurs de St Aignan, œuvraient dans le diocèse depuis une centaine d’années, consacrant leur vie à Dieu par la Prière et l’Éducation des Jeunes. Certaines d’entre elles se dépensaient au service des malades. Qui ne se souvient de Sr Jeanne sur sa mobylette ou de Sr Ste Madeleine sur son vélo, sillonnant les rues de l’Argonne ou du quartier St Marc pour venir panser ou piquer ? Cette fusion avec les Religieuses de l’Assomption permit que l’œuvre initiée par Mère Thérèse de la Croix, en 1853, sous l’égide de Mgr Dupanloup, se poursuive et s’épanouisse.

Le Couvent comprenait alors la Chapelle, l’École et le Collège, 20 rue St Marc et s’ouvrait également, 25 Faubourg Bourgogne par un ensemble immobilier qui accueillait d’abord, les Sœurs aînées et dépendantes puis, durant de longues années, des jeunes filles travaillant sur Orléans et ayant besoin d’un logement. L’activité du Foyer cessa dans les années 2000. La Maison Ste Marie, malgré ses efforts d’aménagement de son infirmerie, n’avait pas la capacité d’accueil normative.

Il fallait envisager autre moyen d’accueil. Il en résultait que la Communauté de sœurs, alors bien réduite, non seulement ne pouvait subvenir à l’entretien des bâtiments mais devait trouver un autre moyen de vivre sa mission.

C’est alors, en 2012, que Mgr Blaquart nous supplia de ne pas quitter Orléans mais d’y chercher un autre Lieu, de regarder peut-être vers l’Argonne sans, pour autant, délaisser Collège et École. La demande de notre Évêque se trouva renforcée par les orientations de notre Chapitre général (Juillet 2012) qui nous invitaient particulièrement à vivre en proximité avec les gens.

Les recherches d’un point de chute commencèrent fin 2012. Et ce sont les Prêtres de St Jean Bosco qui, en Février 2013, remarquant la mise en vente de notre actuelle maison, s’empressèrent de nous inviter à regarder de ce côté, par ce texto : « Juste ce qu’il vous faut ! A 200 mètres de l’église ! »
Les travaux de restauration commencèrent mi-novembre 2013 et nous permirent d’être Argonnaises le 26 Avril au soir !

Nous sommes heureuses d’être là car toute l’histoire de ce déplacement nous prouve que c’est là que Dieu nous veut.

Prendre racine, c’est s’enfoncer progressivement dans la terre qui accueille et tout ce qui nous a amenées ici a été accueillant, éclatant magnifiquement le 11 Mai dernier ! Donc, s’enfoncer pour puiser ce que la terre a à nous donner ; et elle est riche cette terre de l’Argonne, donnant des fruits depuis longtemps ! Dans cette terre simple, multiculturelle, nous continuons à verser les graines de notre charisme : vie de prière : Louange – Adoration ; ouverte à tous ceux qui le souhaitent ; travail d’Éducation au sens large du terme ; si 2 ou 3 sœurs continuent de travailler à la pastorale du Collège et de l’École, une autre va déjà depuis l’an dernier au Centre Social pour l’alphabétisation. Plusieurs autres « accompagnent » des personnes et nous sommes plusieurs à participer aux activités de la Paroisse…

La communauté en images

La communauté est aujourd'hui composée de 8 sœurs à l’Argonne et de 4 sœurs à Issoudun.
Sœur Anne est psychothérapeute, elle consulte dans une « annexe » de la maison. Elle est aussi active dans le conseil paroissial.
Sœur Christa est très active dans l’équipe d’animation liturgique à St Jean Bosco, et fait de nombreuses visites dans le quartier.
Sœur Geneviève circule dans Orléans sur son vélo à la rencontre de ceux qu’elle alphabétise et visite…
Sœur Myriam-Benoit est notre présence vivante et précieuse à la maison pour nous préparer pleins de bons petits plats, surtout des compotes et des confitures avec tous les fruits que nous avons reçus de nos voisins !
Sœur Angèle vient au collège pour la pastorale des 6èmes et des CM2, elle se rend disponible au Seuil pour l’accueil des personnes isolées.
Sœur Marie-José prépare des catéchumènes au baptême, accompagne des 5èmes en culture religieuse, aide beaucoup à notre jardin…
Sœur Anne-Flore passe des heures au collège au lancement de la pastorale !
  Nous attendons sœur Marie-Reine qui arrive d’une mission à Madagascar.

Clin d'œil sur les religieuses d'ISSOUDUN

La communauté est aussi en lien avec les sœurs à Issoudun : Sœur Yolaine, Sœur Agnès de Jésus, sœur Yohanni-Thérèse et sœur Emmanuelle-Marie qui les soutiennent par la prière.

Regard sur la vie de prière de la Communauté

  • 1 - Office louange du matin : 8h00 Mardi et jeudi ; 7h20 vendredi ; 8h30 Samedi et dimanche
  • 2 - Messes : 11h30 lundi, mardi, jeudi ; 11h15 samedi
  • 3 - Office de louange du soir : 19h00 lundi, mardi, jeudi ; 18h30 mercredi, samedi, dimanche
  • 4 - Adoration à partir de 17h00 chaque jour
  • 5 - Samedi soir et veille des grandes fêtes : Office des vigiles à 20h30
  • Plus d'informations sur la vie de prière des religieuses

Contact

Vous voulez prendre contact avec les Religieuses de l'Assomption ? Voici comment les joindre et venir à leur rencontre.

Adresse :
41 rue des Hautes Maisons
45000 ORLEANS
Google map

tél : 09 50 71 5836
Courriel