Engagement père Stanislas

La Prado, le Père Stanislas et l'Argonne

Ce dimanche, 15 janvier, restera marqué par l’engagement définitif du Père Stanislas dans l’association des prêtres du Prado. Près de 400 personnes se sont retrouvées, pendant plus de trois heures en notre église pour l’accompagner dans cette démarche de foi… découvrir la vie et la spiritualité du Prado à la suite d’Antoine Chevrier son fondateur. Suivre le Christ à travers ses mystères de la Crèche, du Calvaire et de l’Eucharistie est bien le chemin des pradosiens. Chercher une vie simple dans la pauvreté, annoncer l’Evangile aux plus pauvres a été l’engagement pris par Stanislas. Le fait d’avoir choisi notre paroisse pour le faire nous l’entendons comme une nouvelle exigence qui nous vient de la reconnaissance que c’est au milieu des plus laissés de côté que Dieu se manifeste : saurons-nous le reconnaître et le révéler autour de nous ? Merci, Stanislas, pour cet appel !

"Plus on s'abaisse, plus on glorifie Dieu"

Antoine Chevrier est né le 16 avril 1826 à Lyon (Rhône), mort le 2 octobre 1879 à Lyon (Rhône). Prêtre du diocèse de Lyon Vicaire dans une paroisse pauvre de Lyon, il choisit l'humilité et l'extrême dénuement pour se mettre au service des pauvres. En 1860, il loue un ancien dancing, "le Prado" et c'est là qu'il va catéchiser les enfants de la misère. Mais il veut aller plus loin. Il fonde avec quelques prêtres et quelques sœurs la "Société du Prado" pour vivre en pauvres parmi les pauvres, vivant ainsi l'idéal évangélique dans toutes ses exigences. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II, à Lyon, en 1986.

Un clic sur la photo pour voir en images des moments forts de la vie d'Antoine Chevrier.

Témoignage père Stanislas

J’ai découvert la joie d’annoncer Jésus Christ dans le monde et la joie aussi de me mettre au service des petits et des pauvres. D’où ça vient ? Alors souvent on essaie de faire des analyses. C’est vrai que j’ai eu la chance dans ma famille de découvrir qu’on pouvait parler de Jésus entre la poire et le fromage, que c’était quelque chose de naturel, à table, comme ça, on réagissait facilement, temps de partage de lecture ensemble de la parole de Dieu. Une famille qui s’engageait au service de l’église en différents lieux. Et aussi avoir le souci des petits et c’était naturel, à travers les associations pour le tiers monde et en soutenant des familles en très grande difficulté. Alors ce soir je voudrais vous dire merci les uns et les autres de m’avoir accompagné sur ce chemin et de m’avoir fait vivre cela. En ce moment ma mère n’est pas là, elle est en Afrique et continue ses engagements. C’est dans ce cadre là que j’ai vraiment perçu aussi l’appel du Christ en étant au service des plus jeunes dans le scoutisme, en étant au service de la pastorale dans mon lycée à Blois ou j’était pensionnaire, joie de témoigner et de parler du Christ, avec les copains, les copines, les amis. Mais cela n’est pas réservé aux pradosiens me direz-vous. Tout prêtre le vit. Et tous baptisés, vous êtes appelés à le vivre, aussi, à témoigner du Christ. Au séminaire d’Orléans j’ai découvert les écrits d’Antoine Chevrier, pourtant j’avais un oncle pradosiens mais cela n’a pas fait tilt. Quand j’ai découvert ses écrits, je ressentais finalement que ses paroles étaient celles que j’avais au fond de mon cœur. Je disais souvent un jour je vais mettre mes pas dans les pas du Christ. Antoine Chevrier disait : « Suivre Jésus Christ c’est tout ». Cet appel un petit peu fou à la sainteté en ce donnant totalement. « Je suis fou, me voici. » disait Antoine. Cet appel à sainteté se réalise un petit peu concrètement en se mettent à l’écoute du Christ. Connaître Jésus, c’est l’étude de l’Evangile, prendre ce temps comme Antoine Chevrier à lire l’Evangile alors j’ai encore beaucoup d’efforts à faire, car ce n’est pas encore naturel. Mais en même temps j’ai découvert que partager l’Evangile est essentiel, cela me montre le chemin, comment justement continuer d’annoncer Jésus Christ aujourd’hui. Et vous les membres des EAP qui m’ont accompagné et qui m’accompagnent, vous savez bien que je vous prends un peu la tête la dessus, que finalement, vraiment, le lieu ou l’on se laisse former, accompagner la communauté chrétienne, c’est justement prendre le temps de partager l’Evangile.

Servir les pauvres, ce n’est pas moi qui vous ai choisi c’est eux qui m’ont choisi. Là ou j’étais que ce soit à Lyon mais aussi dans chaque lieu ou je suis passé : Pithiviers, Gien, Briare, Orléans-est, l’Argonne, maintenant à st Marceau et Pôle Rive de Loire et bien ce sont eux qui m’ont trouvé, c’est eux que j’ai rencontré et c’est eux qui m’ont fait découvrir beaucoup de choses et en particulier qu’est-ce que c’était d’aimer gratuitement parce que justement ils l’attendent. J’ai découvert qu’aimer gratuitement cela fait grandir. En choisissant la pauvreté aujourd’hui, je dirais plutôt le choix de vie simple. Je veux leur dire que je veux vivre d’une manière proche d’eux tout en sachant que la pauvreté je ne la connaîtrais jamais parce que j’ai une histoire riche, une culture importante, ma famille est toujours là derrière moi à me soutenir et que j’ai aussi une église et je sais qu’elle ne me laissera jamais tomber. Annoncer Jésus Christ aux petits, aux pauvres c’est faire le catéchisme disait Antoine Chevrier, j’ai eu cette chance de pouvoir toujours annoncer Jésus Christ à des enfants et je suis plutôt même passionné. Aujourd’hui je rejoins le service diocésain de la catéchèse et c’est une chance parce que je suis tellement passionné de la catéchèse que j’essaie de vendre la nouvelle catéchèse d’initiation. J’accompagne l’aumônerie d’Orléans sud mais aussi participe à des formations de séminaristes en théologie pastorale, en accueil du séminariste en paroisse. J’accompagne les adultes vers les sacrements et j’essaie au moment des homélies de les faire découvrir cette passion du Christ.

Annoncer Jésus Christ c’est ce qui me fait vivre et certains pouvaient le dire, ils doivent le savoir car j’ai une grande gueule et ils l’entendent souvent.

L’obéissance, pas toujours évidente à vivre surtout quand on est responsable. Le jour de mon ordination j’ai promis l’obéissance à l’évêque. L’obéissance à lui et à ses successeurs, mais c’est vrai que l’obéissance ne doit pas être jetée à côté je ne choisis pas la mission je la reçois. C’est vrai que, il y a quelques années, ici il y a eu un sacré clin d’œil. Vous le connaissez tous, au bout d’un an et quatre mois on m’a demandé de partir d’ici pour rejoindre le Pôle Rive de Loire et là je vous ai abandonnés, là j’ai découvert qu’à travers cet acte, vraiment un acte de confiance, de ne pas maîtriser tout. L’obéissance c’est aussi accepter que d’autres, en particulier laïcs vous invitent à faire des choix et les autres doivent obéir. Découvrir que pour les responsables d’aumônerie aussi ce n’est pas moi qui ai le dernier mot car c’est eux qui ont reçu lettre de mission. Découvrir aussi que quelques fois dans les EAP que ce n’est peut-être pas moi qui ai raison. Alors, je sais bien que quand j’ai une idée dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs. Mais, cette anecdote démontrée, j’arrive à changer d’avis. Oui, commencer à démontrer les uns les autres est de développer par la manière d’être, peut-être que je vis déjà, cette spiritualité d’Antoine Chevrier : le souci des uns des autres, d’être attentif à quelques uns. Alors, je vous laisse maintenant la parole pour dire, à travers certains témoignages comment tout cela vous interpelle aussi à suivre le Christ et pourquoi pas le suivre à la manière d’Antoine Chevrier.