Vatican II, si près de nous !
Une fête anniversaire qui nous le rappelle

Un anniversaire pas comme les autres...

Mot d'accuail du père THOMAS

Célébrer un cinquantenaire est un exercice délicat. En effet il y a ceux qui l'ont vécu et dont les souvenirs s’estompent et puis les moins de cinquante ans qui donc n'y étaient pas et qui auraient peut être du mal à voir les enjeux puisque cela peut leur sembler naturel. Célébrer ces cinquante ans, tel que l'a voulue Benoit XVI, c'est effectivement prendre le temps du souvenir, de la joie des changements opérées mais surtout pour paraphraser un passage du livre de l'Apocalypse " entendre ce que l'Esprit dit aux Eglise".
En effet nous pouvons avoir, et légitimement, plusieurs regards sur ce qui s'est passé. Un regard historique, un regard critique, un regard émerveillé etc. Mais voici qu'avec cet anniversaire nous sommes invités à y poser un regard de foi. Entendre et voir comment Dieu parle à son Église.
Alors bon anniversaire

Notre Eglise en fête

Le 50ème anniversaire de Vatican II que l’Eglise célèbre en ce moment, a eu un moment important de fête, mémoire et actualisation, dimanche, 14 octobre, en l’église de Chécy. Ouvert et organisé pour les communautés chrétiennes des doyennés de la Bionne et d’Orléans Est, ce temps fort s’est inséré dans une initiative diocésaine, commune à tous les doyennés.

Environ deux cents personnes ont répondu à l’invitation de se retrouver dès le matin autour d’une conférence de Dominique Vasset sur les enjeux de Vatican II pour l’Eglise au cœur du monde. Leur attente et le déplacement au milieu de la tempête ont été largement compensés par la qualité et l’exigeante clarté de l’intervenante. Une conviction s’est dégagée au fil de la matinée : réactualiser Vatican II c’est tout simple, il suffit d’en vivre dans le monde d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce dont ont témoigné trois personnes pendant la célébration eucharistique qui a suivi. Chacune, à sa manière, a dit comment les intuitions du Concile prennent corps dans leurs vies d’aujourd’hui, l’une rendant vivante dans sa vie la parole de Dieu, l’autre expliquant comment son ministère de diacre le rend veilleur pour l’Eglise de la vie des pauvres, l’autre racontant comment son engagement associatif la fait rencontrer les semences de Dieu au cœur de la vie des gens du quartier qui se mettent debout.

La célébration eucharistique, présidée par le père Eychenne, vicaire général, et concélébrée par la presque totalité des prêtres qui servent nos communautés, a vu l’église se remplir des nombreux membres des diverses communautés paroissiales. Les chants, les témoignages, l’homélie, la présentation des livres de l’espérance, l’apport du livre de la Parole par les enfants, ont permis de rendre chacun et chacune davantage conscient que, depuis Vatican II, l’important ce n’est pas de faire des choses en Eglise, mais d’être en Eglise des gens qui vivent de la Résurrection du Christ.

En partant, après le verre de l’amitié, chacun et chacune emportait en soi ces questions venues de la redécouverte du Concile : comment devenir, davantage, chrétien/chrétienne, debout, avec la colonne vertébrale de la résurrection du Christ? Comment devenir, chaque jour davantage, acteur de la vie de l’Eglise au cœur de ce monde ?

Un mot de remerciement à ceux et celles qui ont préparé cette journée et l’accueil chaleureux par un temps de vent et pluie.

Procession des enfants avec la Parole

Témoignages

Des paroissiens témoignent sur les temps fort du Concile.

Diaporama Vatican II

Dans le texte sur l'activité missionnaire de l'Eglise, le Concile Vatican II nous dit : L'Eglise doit s'insérer dans tous les groupes humains du même mouvement dont le Christ lui-même s'est lié aux conditions sociales et culturelles des hommes avec lequel il a vécu Tous les chrétiens, partout où ils vivent, doivent se joindre à ces groupements humains, se reconnaître comme des membres du groupe humain dans lequel ils vivent, avoir une part dans la vie culturelle et sociale, être familiers avec leurs traditions nationales et religieuses, découvrir avec joie et respect les semences du Verbe qui s'y trouvent cachées.

Voici comment je vis ce message :
A l'Argonne, je suis engagée depuis 20 ans dans une Association qui réunit environ 80 personnes du quartier, habitants des pavillons ou des immeubles, de tout âge, de toute nationalité, de toute classe sociale, de toute religion. En partant du principe que chacun de nous a des savoirs qu'il peut transmettre et que, d'autre part, il a aussi l'envie d'apprendre, le « Réseau d'échanges réciproques de savoirs de l'Argonne » propose à chacun de donner tout en recevant et d'apprendre tout en transmettant. Pour nous, tous les savoirs ont la même valeur, qu'ils soient intellectuels, manuels, artistiques, ou que ce soient des savoir-faire issus de l'expérience ou de la famille, etc.
De plus, la durée n'a pas d'importance : un apprentissage peut durer 1 heure (par exemple, apprendre à faire un bouquet rond) comme il peut durer plusieurs années (par exemple, l'alphabétisation). L'important, c'est de donner et de recevoir. Less échanges collectifs, qui regroupent jusqu'à 20 personnes sont particulièrement enrichissants. Que ce soit autour de la cuisine, de l'informatique, de la peinture, des ateliers d'écriture, de la santé, les différences s'estompent, on se respecte, on ose parler, on s'écoute et, bien que tout rapport d'argent soit exclu, on s'enrichit. Chacun donne et chacun reçoit.

Qu'est-ce qui me pousse à m'investir dans cette Association ?
Sans le savoir, je me retrouve dans le texte du Concile qui dit : Les circonstances sont parfois telles que manque pour un temps la possibilité de proposer le message évangélique, mais on doit donner au moins le témoignage de la charité du Christ et le rendre présent d'une certaine manière.
Je constate les effets positifs sur les personnes qui retrouvent confiance en elles, qui arrivent à vaincre leur peur, qui se sentent valorisées. C'est le témoignage de l'une d'elles qui déclare : « je voudrais que tous ceux qui n'ont pas cru en moi quand j'étais jeune voient ce que je suis devenue maintenant. »
On développe le nombre de relations, il se crée un véritable réseau d'amitié, ça permet d'aller vers les autres, de communiquer, de partager des moments de convivialité.
C'est une source d'enrichissement lorsqu'on reçoit, mais surtout lorsqu'on donne. Non seulement on se transforme, mais on transforme le quartier Pour conclure, je reprends encore ce que dit le Concile :
Le principal devoir des laïcs c'est le témoignage du Christ qu'ils doivent rendre par leur vie et leur parole dans leur milieu social et culturel. Les chrétiens doivent témoigner pour élever la dignité humaine et préparer des conditions de vie plus humaines. Tout ce qu'on trouve de bon semé dans le coeur des hommes non seulement ne périt pas, mais est purifié, élevé et porté à sa perfection, pour la gloire de Dieu et le bonheur de l'homme.
Une paroissienne (St Jean Bosco)

Vatican II a apporté une nouvelle façon de découvrir les évangiles. Cette modernisation du catholicisme s’ouvre sur le partage, la rencontre, l’amour de son prochain. L’accent est mis sur les relations humaines. Voilà ce que j’ai compris en gros de cette réforme mise en place par Vatican II.

Moi qui suis issue de l’immigration, j’observe que l’évangélisation dans les pays pauvres, auprès de populations souvent ne possédant pas d’écriture avait réussi à les transformer dans leur façon de vivre. Ce fut le cas pour les hmong. Ils ont ainsi acquis une autre façon de voir le monde qui les entoure. Cependant, ils n’oublient pas leurs traditions et leur culture.

Aujourd’hui, c’est comme si le catholicisme était une grande mosaïque composée des richesses de tous ces peuples évangélisés au fil des siècles et des dernières décennies.
Joanne YANG (St Jean Bosco)

La Parole

On lit dans la presse et on entend sur les ondes radio : 50 ans après Vatican II la révolution inachevée…
Certes ! Mais nous n’avons pas fini d’appréhender le souffle rénovateur impulsé par ce concile. Pour notre propre vie ecclésiale, nous sommes un peuple en marche où l’église est toujours à réinventer (la preuve en est ce synode pour une nouvelle évangélisation).
La grande « avancée » la grande richesse pour nous les fidèles a été l’abandon du latin pour la langue vernaculaire ! (Je n’ai rien contre le latin) Mais pouvoir entendre la parole de Dieu dans sa propre langue a radicalement changé notre participation aux offices et nous ne mesurerons jamais assez la portée de cette révolution.
Avant Vatican II outre le célébrant tournant le dos aux fidèles, noua « assistions » à la messe nous reportant à la traduction des lectures dans nos missels et la seule intervention que l’on nous permettait était de dire Amen.
Aujourd’hui le prêtre préside notre assemblée dominicale et, chaque dimanche, nous peuple des croyants nous célébrons la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Quelle audace de pouvoir nous associer à ce grand mystère. Oui ! Pouvoir vivre de la parole de Dieu en accédant à tous les livres de la bible autrefois réservés aux érudits, quelle « sacrée » découverte !
A présent, l’Eglise nous exhorte à fréquenter assidument les écritures, à nourrir notre foi : Par la parole de Dieu dans le silence de notre cœur par la lectio divina qui nous invite à « Manduquer » cette parole par nos partages d’évangile à l’occasion de réunions d’équipe ou des petites communautés fraternelles de foi, lors de grands rassemblements comme ECCLESIA et nos célébrations dominicales.
La tentation est grande de nous laisser submerger par les ordres du jour très urgents, trop nombreux, lors de nos EAP, Conseils Pastoraux, et autres réunions et d’omettre de laisser un temps d’écoute et de partage de sa parole pour nous placer sous le regard de Dieu et la présence de l’Esprit Saint avant toute décision nécessaire pour notre paroisse.
La constitution « Dei Verbum » nous rappelle que la révélation se transmet par deux voies inséparables : les écritures et la tradition. Toute l’église est invitée à étudier, méditer et diffuser la parole de Dieu. Les formations au CERC Cloitre St Aignan ne manquent pas, depuis l’œuvre d’art dans la bible et les différentes sessions pour l’approfondissement de notre foi.
Plein de propositions pour nourrir notre foi. N’hésitons pas à nous procurer le fascicule de la formation permanente du diocèse d’Orléans. Et puis quelle chance de pouvoir aller en terre sainte entendre la parole de Jésus et ses paraboles sur les lieux même où elles ont été dites. Nous sommes deux pour le doyenné Est (Michel et moi-même) à avoir pu aller en voyage d’étude ce mois d’aout avec le groupe de la formation diocésaine accompagnés de notre Evêque et du Père Karl-Aymeric. Quelle démarche de foi vécue en fraternité !
Un chartreux nous dit : « Cherchez en lisant et vous trouverez en méditant – frappez en priant et il vous sera ouvert par la contemplation. »
Oui ! Ta parole Seigneur est lumière et nous libère. Ta parole aujourd’hui nous fait vivre. Qu’elle éclaire aujourd’hui notre route.
Jean Marc LECLERE (St Marc)

" Vatican 2.0 "



Il y a cinquante ans maintenant, le concile Vatican II opérait de grands changements au sein de notre Eglise. Nous vous proposont de visionner la vidéo du diocèse de Lyon pour fêter cet anniversaire. "Aujourd'hui après windows vista, window 7 comment télécharger le nouveau logiciel VATICAN.2.0".