Pâques, Ascension, Pentecôte

Temps liturgique de Pâques : 50 jours pour fêter Pâques !

Chaque jour de la Semaine qui suit la fête de Pâques, l’Église célèbre la Résurrection du Christ, comme pour mieux entrer dans ce mystère du salut réalisé en Christ ressuscité… c’est Pâques chaque jour ! Le temps pascal est un temps de joie ! Nous sommes passés de la mort à la vie, nous avons fêté la Résurrection du Christ et chaque instant de l’Octave de Pâques est l’occasion de chanter « Alléluia, Christ est vivant ». Il se poursuit jusqu’à la Pentecôte (50 jours après Pâques), en passant par la fête de l’Ascension (40 jours après Pâques). Pour les nouveaux comme pour les anciens baptisés, c’est 50 jours pour découvrir toutes les richesses de leur baptême et se préparer à l’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Le Cierge Pascal reste dans l’église au long de ce Temps liturgique. Il sera enlevé dans la liturgie de l’Ascension pour signifier symboliquement la montée au ciel de Jésus, c’est-à-dire son départ de la terre. Sur la demande du Bienheureux Jean-Paul II, le deuxième dimanche de Pâques est devenu celui de la Miséricorde Divine. Le quatrième dimanche de Pâques est celui du « Bon Berger », jour de prière pour les Vocations. Pendant ces jours, nous sommes invités à laisser nos cœurs être disposés par l’Esprit Saint et sa venue. Que ces jours saints nous permettent d’entrer véritablement dans une Pentecôte personnelle, une Pentecôte pour notre paroisse, une Pentecôte pour le monde entier !
Vivons debout, en ressuscité !

Ascension

On fête l’Ascension, c’est-à-dire l’élévation de Jésus Christ au Ciel. L’Ascension est l’une des principales fêtes chrétiennes. Comme cet événement de l’Ascension se situe quarante jours après Pâques, cette fête tombe toujours un jeudi.

Qu'est-ce que l'Ascension ?

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux apôtres.

Puis, au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé qu’ils allaient recevoir une force, « celle du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).

« Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : " Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L’avez vu s’en aller vers le ciel » (Actes des Apôtres 1, 9-11).

L’évangéliste Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie » (Luc 24,52).

Pourquoi l'Ascension célébrée dans la joie ?

Le Christ, fils de Dieu fait homme, né de la Vierge Marie, a pleinement assumé cette condition humaine depuis le jour de sa naissance, dans la nuit de Noël. Environ trente-trois ans plus tard, sa présence terrestre s’achève avec l’Ascension.

Pourtant, comme le mentionne saint Luc, les apôtres s’en retournent à Jérusalem « remplis de joie » et non tristes, comme on aurait pu s’y attendre. De la même manière, l’Ascension est célébrée dans la joie par les chrétiens.

L’Ascension fait en effet partie de l’événement inouï de Pâques : par sa mort et sa résurrection, le Christ a sauvé l’homme.

Il ne s’agit pas, bien-sûr, de rejoindre le ciel au sens du firmament, l’espace que nous observons au-dessus de nos têtes. Il s’agit d’un espace spirituel, celui de Dieu. Il précise également que « ce mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’écriture nous en parle en images : vie, lumière, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis ».

Les deux hommes vêtus de blanc décrits par les Actes des Apôtres annoncent alors aux Apôtres que Jésus « reviendra de la même manière ». Et, pour le moment, ils les incitent à ne pas rester les yeux vers le ciel : ils doivent retourner à leurs responsabilités. Celles-ci leur avaient justement été indiquées par le Christ : être ses témoins par toute la terre en annonçant sa Résurrection, en faisant connaître son enseignement, en baptisant.

L’Ascension est ainsi un envoi en mission adressé aux Apôtres comme aux hommes de tous temps. Il est l’articulation entre le désir du ciel et le service des hommes.

La joie qui fait suite à cet événement s’explique aussi par cette annonce du Christ rapportée par Saint-Matthieu (Mt 28, 20) (et lue au cours de la messe de l’Ascension) : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Autrement dit, le Christ est sans cesse présent auprès des hommes : même si, à la suite de l’Ascension, Il n’est plus là physiquement, Il l’est dans les sacrements - dans l’eucharistie en particulier. Il l’est également auprès de ceux qui prient, seuls ou à plusieurs : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux », avait-Il dit un jour aux apôtres (Matthieu 18, 20). Finalement, l’achèvement de sa vie terrestre permet sa présence auprès des hommes de tous temps et de tous lieux.

L’Ascension fait donc partie des événements fondateurs de la foi en Christ, et d’autant plus qu’il a donné aux hommes leur liberté : loin de s’imposer à eux, le Christ les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement.

La fête de l’Ascension, l’une des plus importantes du calendrier, complète celle de Pâques et prélude à la Pentecôte, célébrée dix jours plus tard.

Le jour de l’Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.

L'Ascension est moins un départ qui créerait une absence et un vide qu'une situation nouvelle : Jésus est invisible mais il n'est pas absent. Il est toujours présent, au contraire, mais d'une autre manière, présent là où deux ou trois sont réunis en son Nom, présent dans le pain et le vin de l'eucharistie, présent dans l'affamé nourri ou le malade visité, présent dans la liturgie communautaire comme dans la prière faite dans le secret de nos chambres.
L'Ascension n'est donc pas un départ si ce n'est au sens de " début ".
A partir de ce triple évènement (Résurrection Ascension Pentecôte) qui n'en fait qu'un, même si nous les fêtons séparément pour nous donner plus de joie et pour nous permettre d'admirer ce mystère sous plusieurs aspects, nous vivons les temps nouveaux.
Cette fête de l'ascension nous rejoint tous au cœur, quelle que soit notre situation. Elle définit comme le point stratégique de toute vie chrétienne, qui est tendue entre le désir du ciel et le service des hommes.

Pentecôte

La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques Avant l’Ascension, le Christ avait annoncé aux apôtres « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

La Pentecôte, fête de l'Esprit Saint

La Pentecôte marque la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres et la naissance de l’Eglise.

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension : Mort pour le salut du monde (le vendredi saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension), le Christ envoie aux hommes son Esprit (à la Pentecôte). C’est pourquoi cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Ce jour-là, les apôtres « se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (...) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue. »

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, eurent alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencèrent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. « Lors de la Pentecôte, l’Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. » : En effet, à la suite de cet événement, sont nées les premières communautés chrétiennes, qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent - comme dans bien d’autres récits de la Bible - la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l’Esprit Saint sur chacun des apôtres. Et à propos de la capacité des apôtres à se faire comprendre de tous leurs interlocuteurs, le texte est également très concret : il indique précisément que « Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la Mer noire, de la province d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Egypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes » comprenaient chacun dans leur langue les propos des apôtres.

Ainsi, la Bonne Nouvelle concernant tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins «jusqu’aux extrémités de la terre».

Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Cette responsabilité a été tout particulièrement rappelée aux fidèles laïcs par le concile Vatican II.

Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit. Aujourd’hui, ce sont aussi bien des jeunes que des adultes qui reçoivent ce sacrement.

Source : Conférence des évêques de France

Les messes de notre paroisse