Eglise paroissiale
St Jean Bosco
Eglise des Peuples du Monde

HISTORIQUE

Sous l’impulsion du Père SAUVE, curé de Saint Marc, et Mr A GERVAIS, président de l’association du groupe Saint Jean Bosco, l’église Saint Jean Bosco a été construite en 1962 et 1963, ceci, grâce à une partie des dommages de guerre dus pour le sinistre de l’ancienne église Saint Paul qui fut détruite en 1940 et des dons des différentes paroisses du diocèse.
A la suite d’un accord entre la municipalité, l’évêché et la coopérative de reconstruction des églises, elle a été édifiée sur un terrain légué par monsieur et madame Henry et Alice LEMESLE (arboriculteurs sur le quartier de l’Argonne), en lieu et place d’un dispensaire devenu vétuste, et de l’ancienne chapelle en bois construite en 1942. Cet édifice culturel fait partie du patrimoine de la ville d’Orléans qui en est propriétaire et doit « le clos et le couvert ».

Le presbytère et la salle paroissiale sont propriété de l’association diocésaine. L’église dédiée à Saint Jean Bosco a été consacrée le 28 avril 1963 par Mgr RIOBE.
Pour mémoire, la croix a été sculptée dans une poutre en chêne par monsieur WINTER Paul, l’architecte de l’édifice. Cette poutre en chêne proviendrait de l’ancienne charpente de l’église Saint Paul.

Dans les conditions de cession du terrain par Madame Alice LEMESLE, il est stipulé que l’église Saint Jean Bosco soit dans un écrin de verdure et qui a été réalisé par la ville d’Orléans, donc, inaliénable.

Août 1939 : M. et Mme LEMESLE font don d’un terrain pour construire l’église.
La guerre éclate, plus question de construction.

1941 : Pour le quartier on fait construire une chapelle en bois. Pendant la guerre, un dispensaire et un centre familial ont été construits. Les sœurs de Saint Aignan venaient effectuer des soins. Pour les vieillards, un club a été crée : « Le Club Jeanne D’ARC ». L’évêque, ainsi que les maires de la ville venaient visiter le quartier, un quartier rempli de misère.

1959-1960 : Afin de libérer les terrains pour la construction de l’Eglise. La caisse d’allocations familiale, construit le centre social rue du Grand Villiers où le club des personnes âgées se réunit toutes les semaines. Il est à noter que la présidente de ce club portait déjà son aide pendant la guerre.


Arrive un nouvel évêque en 1957, Mgr PICARD DE LA VACQUERIE. Il décide la construction du presbytère avec une grande salle comme chapelle provisoire, ce qui a permis de détruire la chapelle en bois afin de libérer le terrain pour la construction de l’église en 1961 (la chapelle en bois désaffectée au culte servait de salle de réunion, de jeux et salle de cinéma le soir). Démolie en 1961, la construction de l’église peut commencer.
Les travaux ont été retardés par un hiver très dur 1962-1963, les chantiers se sont arrêtés.
L’église a été ouverte au culte le 28 avril 1963 par Mgr RIOBE.
Les mobiliers, bancs ont été réalisés par une entreprise orléanaise. La paroisse a pris de l’ampleur car le quartier est devenu important.

LE QUARTIER DE L'ARGONNE

Evolution

1930 : construction des cités bleue et rouge (appellations dues à la couleur de leur toitures : toits du tuiles pour la cité rouge et toits d’ardoises pour la cité bleue), désenclavées par le percement de la rue de l’Argonne. Il s’agissait des HBM (Habitations Bon Marchés), loi LOUCHEUR.
1954 :
Suite à un hiver très rude, appel de l’Abbé Pierre pour faire débloquer des logements « sociaux ». L’état lance la construction des logements HLM (Habitations à Loyer Modéré). 3500 demandes sur Orléans à cette époque. La ville lance donc une opération HLM à l’Argonne et à Madeleine, ce qui a fait un apport sur l’Argonne de plus ou moins 5000 habitants. A partir de cela, Mgr PICARD DE LA VACQUERIE lance le projet de la construction de l’église.


Le quartier

La rue de l’Argonne qui en est l'axe principal doit son nom à la région de l’Argonne, rendue célèbre par les combats da la guerre 1914-1918, combats où s'illustrèrent les soldats de l'Orléanais. Issus du 132ème R.I basé à la caserne de Coligny.

A l'extrémité de la rue de l'Argonne, en plein centre d'un quartier neuf, près d'un groupe scolaire, d’un centre social, d’un marché et de divers magasin se dresse une flèche de béton, légère et gracieuse, supportant la croix : c'est le clocher de la nouvelle église Saint Jean Bosco. On la voit de loin, comme un signal appelant à la prière, comme un doigt montrant le ciel.
En s'approchant on se rend compte que le clocher, l'église, le presbytère et la salle paroissiale forment un ensemble architectural harmonieux dont les lignes et les masses s'équilibrent heureusement.

Tout le monde en convient c'est une architecture moderne de bon goût.

EGLISE SAINT JEAN BOSCO

Cette église est dédiée à Saint Jean Bosco, l'un des plus célèbres saints des temps modernes (1815-1888) qui fut surtout un grand éducateur de la jeunesse populaire des faubourgs de Turin.

L'intérieur de l'église

Dès l'entrée, le regard est attiré vers le sanctuaire, vers l'autel. L'autel est à là fois pierre du sacrifice et table du repas.
La table d'autel est constituée par une dalle massive d'ardoise, extraite et travaillée à Trélazé (près d'Angers). Le socle est également revêtu de dalles d’ardoises. Cette masse noire contraste heureusement avec les pierres blanches pré taillées de Chauvigny (Vienne), qui forment le revêtement extérieur et intérieur des murs. Le crucifix de bois taillé par M. Winter qui domine l’autel, nous rappelle que la messe continue le sacrifice de la croix. Sur l’autel, le tabernacle œuvre des « Artisans du sanctuaire » rappelle la présence de Dieu parmi les hommes. Le corps du Chris reçu en communion est la nourriture des chrétiens.
NB : La table de l’autel en ardoise a été choisie et réceptionnée par Monseigneur RIOBE évêque d’Orléans, originaire d’Angers.

La parole de Dieu est aussi la nourriture des chrétiens. Aussi, près de l’autel nous remarquons l’ambon, lieu où est proclamée la parole de Dieu contenue dans la sainte écriture. Les supports en fer forgé, de l’Ambon et du tabernacle, ont été réalisés par un paroissien métallier de profession. Tout le monde admire le plafond formé de 800 caissons de ciment moulés sur place et soutenus par deux poutres maîtresses qui vont de chaque angle du sanctuaire aux bases du clocher.

Remarquons aussi le sol en ardoise :
— d'ans les allées et le chœur, dalles de 20 x 10 Trélazé ;
— à l'emplacement des bancs, opus romain en ardoise de Ploërmel.

L'église était éclairée de grandes verrières composées de cadres de béton préfabriqués garnis de feuilles de polyester de couleurs variées qui donnent une douce lumière.

Marie porte du Ciel.

La statue de la Vierge Marie est placée entre les deux portes d'entrée. Certains s'étonneront et trouveront cet emplacement peu honorable. Pourtant on peut remarquer qu’à Notre-Dame de Paris et dans les anciennes églises, la statue de Marie est située au portail. Elle est là comme pour nous introduire à Jésus (Vierge de l’accueil).

On l'appelle « Janua coeli », c'est-à-dire « Porte du Ciel » parce que par elle le ciel est venu sur la terre en la personne de son fils Jésus, et parce que ceux qui la prient sont conduits par elle à Jésus qui les sauve.

Celte statue est une simple statue de plâtre, reproduisant une oeuvre moderne du Musée du Louvre; elle nous est chère pour deux raisons :

1°) Elle nous reste de l'ancienne chapelle bâtie en ce lieu dès 1942 ; elle nous rappelle donc toutes les générosités, tous les dévouements par lesquels une présence de l’Eglise était assurée dans ce quartier depuis longtemps déjà.

2°) Elle est très expressive.
Marie élève son fils comme pour l'offrir à Dieu son Père et pour nous le montrer. Jésus a déjà les bras en croix, car dès le début de son existence il s'offre en sacrifice : « Me voici père pour faire votre volonté ».
Marie n'est là que pour nous donner son fils, et son fils nous sauve par sa croix. C'est, lui qui compte, Marie s’efface et semble nous dire comme à Cana : « Faites tout ce qu'il vous dira. »

Le Baptistère

Le baptistère

Le baptistère forme comme une petite chapelle pentagonale un peu en dehors de l’église.

On peut accéder directement au baptistère, sans passer par l'église. Ceci est très expressif car c'est par le Baptême qu'on entre dans l'Eglise. Aussi on introduira le nouveau chrétien dans le baptistère" avant "de l’introduire dans la maison de Dieu.
Le baptistère est éclairé par un dôme en matière plastique et dallé en ardoises (opus incertum).
On descend au Baptistère comme pour un bain dans la piscine d'eau sainte, d'où l’on remonte avec une vie nouvelle.

Quelques autres renseignements

L'Eglise St Jean Bosco a été construite grâce à une partie des dommages de guerre dus pour le sinistre de l’ancienne église Saint Paul, qui fut ruinée en 1940 par l'incendie (sauf la chapelle N-D des Miracles), à la suite d'un accord entre la Ville d'Orléans, l'Association Diocésaine et la coopérative de reconstruction des églises.
Comme l'Eglise Saint-Paul, elle est donc propriété communale, le presbytère et la salle paroissiale étant propriété de l'Association Diocésaine.

Dans l'autel d’ardoise, sont encastrées les reliques de Saint Jean Bosco, de Saint-Honorat, de Sainte Félicité, martyrs.
Une équipe de paroissiens, sous la conduite de Mr GERVAIS, s’est rendue à Turin chercher la relique de St Jean Bosco.

Quelques chiffres :
Pour les fondations, on a du creuser 24 puits
Hauteur du clocher : 26 m.
Hauteur du sanctuaire : 14 m.
Diamètre de l'église : 22 m.
Poids de la croix du clocher : 600 Kg.
Capacité d’accueil 400 places
(Extrait du journal : La République du Centre)



L'EGLISE AUJOURD'HUI

Septembre 1989 : Engagement de la paroisse avant le synode.

1° Ne pas vivre machinalement, mais penser à donner du temps à ceux qui nous entourent, ne pas nous enfermer dans l’église comme dans un ghetto.

2° Aller à la rencontre de ceux dont l’église est loin, cheminer avec ceux qui se trouvent sur notre route en nous rappelant notre propre cheminement.

3° Etre à l’écoute de la richesse inédite des autres, rentrer en communication avec les habitants de notre quartier.

4° Engager des démarches pour améliorer les structures de notre quartier.

5° Susciter dans notre quartier, des lieux et des temps pour que chacun puisse s’exprimer et être reconnu.

Période de 1992 à 1993. Mr PICANDET, évêque d’Orléans, déclare l’ouverture du synode diocésain. Notre paroisse Saint Jean Bosco désigne un représentant avec qui une équipe est formée. Période intense où nous avons pris l’engagement de mener à bien notre démarche dans l’esprit du synode.

Quatre grands axes ont été mis en place pendant ce synode :

1° Chrétiens acteurs de la société

2° Chemin pour les communautés d’église de demain

3° La foi, un avenir pour les jeunes

4° Exclusion pauvreté, solidarité

Dans la continuité du travail synodal, un atelier a été proposé à la communauté sur le thème « Exclusion, pauvreté, solidarité ».

Octobre 1993, Parc des Expositions, journée exceptionnelle de rencontre, de réflexion, de prière et de fête. Participation de la paroisse à cette journée.

Réaménagement de l’intérieur de l’Eglise :

- Installation d’un autel central où le prêtre est beaucoup près des fidèles. (Suite à Vatican II et aux nouvelles directives de l’Eglise).

- Le tabernacle est placé en applique sur le mur du fond.

- Pour des raisons d’esthétique et d’isolation du froid le baptistère fermé par un rideau ne sert plus.

Suite à la tempête du 26 décembre 1999,

les grandes verrières de l'autel ont subi des dégâts. La ville d'Orléans décide la reconstruction des anciennes verrières par des vitraux en verre soufflé dont les teintes sont appropriées en fonction de la position du soleil. Le projet a été réalisé par un architecte de la ville d'Orléans après avis d'une équipe de la paroisse. Les travaux ont été étalés sur une période de trois ans.

En 2005, le presbytère fut rénové, remis en conformité avec l’aide du diocèse et devient alors plus accueillant.

Suite à un don important par le père Charles ADAM : la grande salle du presbytère a été rénovée et meublée en 2007.

Aménagement des espaces et des abords de l’église fait en 2008 par la ville d’Orléans dans le respect du vœu de Madame Alice LEMESLE.

Mise en lumière de l’église Dom Bosco par la ville d’Orléans février 2009.

Des noms seront proposés pour les salles du presbytère.

Nous remercions monsieur François GAILLIARD, témoin de l’histoire de notre paroisse, pour l’aide précieuse qu’il nous a apportée pour la réalisation de ce clin d’œil culturel, inspiré des notes de Madame Alice LEMESLE qui a beaucoup œuvré pour la création de la paroisse.
Nous remercions également les anciens du quartier, qui ont contribué à ce que la mémoire puisse être transmise à d’autres générations.




Contact :

La paroisse : Permanence

Téléphone : 02 38 86 31 92

E-mail : stjeanboscoorleans@gmail.com

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